LA RACLÉE…

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«Qui va à la chasse, perd sa place». Mohamed Ouzzine aurait du certainement y penser lorsqu’il quittait son maroquin ministériel pour traquer le gibier dans le Moyen Atlas.

Et alimenter sa page facebook des pauvres petites bêtes qu’il alignait au bout de son fusil. En tout cas, gageons que le précédent Ouzzine aura engendré une formule que tous les politiques devraient bien méditer avant
d’assumer leurs responsabilités : « le syndrome de la chasse ». Comme quoi, rien
n’est éternel, et surtout pas une place au soleil dans toute constellation gouvernementale
aussi forte soit elle. Un tir de raté et tout s’écroule. L’ex-ministre qui irradiait
jusqu’à ses pairs par un trop plein d’optimisme aura vécu, isolé, ses derniers et trop
longs jours. Avant d’essuyer le coup fatal qui lui a valu le poste auquel il s’accrochait.
L’instinct du chasseur lui a joué un mauvais coup, lui qui aurait certainement grandi
aux yeux des citoyens s’il avait eu le courage de jeter l’éponge au moment où les
raclettes faisaient leur singulière oeuvre sur la pelouse du complexe sportif de Rabat.
Mais il a préféré, sourire narquois en prime, narguer l’opinion. Attitude sotte s’il en
est. Surtout qu’il n’y avait plus personne pour le blanchir. Dure raclée ! La bête politique
qu’il croyait être s’est écroulée. Reste à savoir si ses frères d’armes s’empresseraient
de le soigner ou l’achever…

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