2016, Annus horribilis, selon M. Boussaid

Rien ne semble agréer la fin de mandat de l’actuel Exécutif piloté par le PJD. Abdelilah Benkirane a beau discourir sur le train de réformes courageusement mis sur rails par son équipe, il ne saurait occulter la réalité de la faille économique dans laquelle le pays se précipité en 2016. Même le Ciel, souvent sollicité pour ses bienfaits, n’aura pas répondu aux prières du Patron du PJD qui voit la croissance, promise à 7%, s’envoler. Les données livrées en vrac par le ministre des Finances lors du dernier Conseil de gouvernement ont de quoi glacer le très impétueux Benkirane. Le détail des pannes pressenties : Les prévisions de croissance établies en octobre dernier ont été revues à la baisse en passant de 3 à 2% à cause du retard des précipitations. C’est ce qu’a affirmé, hier à Rabat, le ministre de l’Économie et des Finances, dans un exposé présenté lors du Conseil de gouvernement. Selon Mohamed Boussaid, la récolte agricole reculera de 70%, passant de 115 millions de quintaux en 2015 à 33 millions de quintaux en 2016. Le déficit budgétaire s’établira à 3,5% du PIB contre 4,3% l’an dernier, alors que le déficit du compte courant de la balance des paiements baissera à 1,5% contre 2,2% en 2015. Du côté des réserves en devises à fin juin 2016, elles ont atteint 7 mois et 12 jours contre 4 mois et deux jours en 2012, a tenu à rappeler le Grand argentier…

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