A. Benkirane mène la danse pour l’Exécutif : La confortable valse à cinq

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« Allez on danse ! »
Il n’a ni le charisme d’un Stromae, ni sa dégaine. Pourtant, le patron du PJD mène la danse. En entraine les Marocains dans son sillage depuis plusieurs semaines déjà, sans allegro aucun, pour la constitution d’une majorité qui irait au charbon. Ceux qui ont pu admirer la capacité d’Abdelilah Benkirane à se mouvoir aux sons des tambours de l’Ahouach ne s’étonnent nullement à l’idée de voir l’opinion intéressée par les circonvolutions politico-politiciennes du chef de gouvernement désigné. S’il a une prédilection pour le tango, le PPS lui servant de partenaire à souhait, il faut aussi croire que le leader islamiste adore aussi la valse. La danse à trois tons n’est plus un secret pour personne depuis qu’Abdelilah Benkirane ne jure que par le sermon de fidélité que lui a exprimé, la main sur le cœur, le très istiqlalien Abdelhamid Chabat. Avouez qu’entre PJD, PPS et PI, la troupe gouvernementale n’a aucune chance d’aboutir, le quorum d’une majorité même simple n’étant pas atteint. Pour dépasser cette panne inopinée qui a bloqué le processus devant générer la majorité souhaitée, très R ocking Roll, le leader islamiste n’a pas hésité à inviter à la « surprise partie » les socialistes de Driss Lachgar qui avaient, il n’y a pas si longtemps de cela, lourdement conditionné leur participation au bal Pjdiste. L’honneur paraît bien sauf puisque d’après des sites, l’USFP a laissé au vestiaire ses « conditions » pour constituer le quatuor formant une majorité simple. Mais comme A. Benkirane n’entend nullement se compliquer la vie, même s’il complique celles des autres, et tout particulièrement celle des Marocains qui n’arrivent toujours pas à assimiler cette langoureuse dans institutionnelle, il tend la perche au cinquième partenaire qu’est le RNI. Histoire de disposer, avec un tel quintet, d’une majorité confortable. Avouez que dans un bal de fous, plus il y a de monde, plus on rigole. Surtout que personne n’avance masqué au point de redonner une quelconque crédibilité au fameux « Tahakoum » qui consiste à dire que le monde politique serait télécommandé, comme cela se passe dans nombre de « démocratures ». Alors, vivement la fin de ce passage à vide pour que la rumba bien endiablée soit de la partie. « Allez on danse !»

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