A part les scénarios, le rapatriement des Marocains bloqués à l’étranger tarde à s’organiser

La délégation gouvernementale de Sebta a confirmé jeudi qu’un groupe de Marocains bloqués dans le Préside occupé après la mise sous cloche du Royaume, intégrera sous peu le Maroc, suivant en cela l’opération lancée à Melillia. La grande question qui obnubile l’opinion reste liée, elle, au rapatriement du contingent des compatriotes fort de trente mille personnes au moins, toujours bloqués dans diverses contrées. 

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A part les scénarios, le rapatriement des Marocains bloqués à l’étranger tarde à s’organiser

La délégation espagnole rappelle dans un communiqué repris par Ceuta Actualidad, les «efforts déployés par la déléguée du gouvernement, Salvadora Mateos, auprès des autorités de Tétouan au cours de la semaine dernière» en promettant plus d’informations sur le nombre de personnes qui quitteront la ville ainsi que l’heure de départ. 

L’association «Residents Ceuta» a d’ores et déjà annoncé que 300 à 400 personnes partiront pour le Maroc, rapporte le média.

 Hassan El Bakkali, activiste bloqué à Ceuta, rappelle qu’il «n’y a pas encore eu de réaction du côté du Maroc». «Personne ne nous a contacté», assure-t-il tout en soulignant que l’opération doit en théorie être menée par la préfecture de M’diq-Fnideq. 

Le flou artistique pour le reste

Si tout prête à croire que l’épisode de nos compatriotes bloqués au niveau des Présides du Nord est en cours d’être réglé, rien n’est encore précis dans la démarche du gouvernement pour ce qui est de l’organisation de la grande opération de rapatriement des Marocains bloqués un peu partout dans le monde. Les scenarii du rapatriement sont « fin prêts », a fait savoir mercredi à Rabat le chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani.Sans autre forme de procès. 

« Les scenarii relatifs à ce dossier sont fin prêts et j’espère que la bonne nouvelle sera prochainement annoncée » , a déclaré le chef de l’Exécutif, lors d’une séance plénière de la Chambre des représentants consacrée à la discussion de son exposé sur « la gestion du confinement pour l’après 20 mai ».

Le chef du gouvernement a affirmé que le fait de ne pas autoriser les Marocains bloqués à l’étranger, parmi lesquels se trouvent des parlementaires et de hauts responsables, à rentrer au pays est « une décision d’Etat ».

Des citoyens marocains sont également bloqués dans certaines villes et veulent visiter leurs proches, a relevé El Otmani, notant que « le contexte du confinement sanitaire implique parfois des décisions douloureuses, mais nécessaires ».

Insistant sur le droit de ces citoyens de rentrer chez eux, S.E El Othmani a indiqué que le gouvernement a travaillé depuis le début de la crise sur tous les scenarii de rapatriement et pris toutes les dispositions pour que cette opération se déroule dans les meilleures conditions, notamment en termes de lutte contre la propagation du virus.

A noter que près de 31.800 citoyens ont été recensés, alors que les consulats et ambassades ont pris en charge les frais d’hébergement de 6.573 d’entre eux, mais aussi les frais de soins de centaines d’autres.

Les allégations sur l’abandon de ces citoyens par l’exécutif sont « dénuées de tout fondement », a-t-il lancé, en mettant l’accent sur la mobilisation en leur faveur du gouvernement et des départements compétents, avec la mise sur pied de cellules de crise pour un suivi constant du dossier.

Il a à ce sujet rappelé que 150 cellules d’accompagnement et de suivi ont été créées, dont une centaine au niveau des ambassades et des consulats du Royaume. De même, des lignes téléphoniques ont été mises à la disposition des Marocains bloqués ainsi que divers canaux de communication dédiés aux réclamations et à l’accès à l’information.

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