A Ramallah, le jeu trouble de l’Autorité palestinienne 

L’Autorité palestinienne (AP) va reprendre la coordination sécuritaire avec Israël, officiellement à l’arrêt depuis mai dernier, a annoncé le ministre des Affaires civiles, Hussein al-Cheikh. Un signal à destination de la nouvelle administration US qui a parasité une réunion de réconciliation inter-palestinienne qui se tenait au Caire. 

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A Ramallah, le jeu trouble de l’Autorité palestinienne 

« A l’aune des contacts à l’international de Mahmoud Abbas (…) et compte tenu des engagements écrits et verbaux que nous avons reçus des Israéliens, nous allons reprendre les relations là où elles étaient avant le 19 mai 2020 », date de l’annonce de l’arrêt de la coordination sécuritaire, a-t-il déclaré mardi dernier. Plus, l’autorité de Ramallah a aussi donné son feu vert au retour des ambassadeurs palestiniens en poste à Abou Dhabi et à Manama, rappelés pour consultations après que les EAU et que le Bahreïn aient signé les « Accords de David » parrainés par Donald Trump, parrain du « Deal du siècle » voué aux gémonies par les Palestiniens. 

Le président de l’AP, Mahmoud Abbas, avait mis fin en mai dernier à la coordination sécuritaire avec l’entité sioniste afin de protester contre les projets israéliens d’annexion de pans de la Cisjordanie occupée. Il avait affirmé que son gouvernement ne se sentait alors plus lié par « tous ses accords et ententes avec les gouvernements américain et israélien, y compris ceux relatifs à la sécurité ».

En arrêtant sa coordination avec Israël, l’AP avait aussi arrêté de recevoir les transferts de taxes, notamment douanières, perçues par l’entité sioniste pour le compte de cette institution.

En réaction, le Hamas a « fermement » condamné la décision de l’AP, assurant qu’elle « violait les valeurs et principes nationaux ». Et de souligner que « cette décision compromet également « les efforts nationaux visant à mettre en place une stratégie de lutte pour faire face à l’occupation israélienne, l’annexion, la normalisation et l’accord du siècle », a ajouté le Hamas.

Pour sa part, le Jihad islamique palestinien a condamné dans les termes les plus durs l’annonce du rétablissement des  « relations prohibées et criminelles entre l’Autorité palestinienne à Ramallah et l’occupation israélienne ». Pour cette faction palestinienne, « cette décision représente un coup d’État contre tous les efforts du partenariat national et une alliance avec l’occupation au lieu du rapprochement inter-palestinien. Il s’agit d’une rupture avec les décisions du consensus national et une entrave aux efforts visant à sceller une réconciliation nationale ».

 

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