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A la veille de la rencontre de Lausanne : Pas d’accalmie en Syrie

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A la veille de la rencontre de Lausanne, en Suisse, entre Américains et Russes, en présence de pays impliqués dans le conflit syriens comme l’Arabie Saoudite, la Turquie et le Qatar, la situation est toujours aussi explosive dans plusieurs fronts syriens. La pression sur Alep est maintenue par l’armée syrienne alors que dans la Ghouta près de Damas, les rebelles cèdent du terrain face aux offensives des forces syriennes, au même titre que dans la région de Hama. A la rencontre de Lausanne à laquelle les Américains ont appelé, la Russie qui s’est dite prête à assurer aux rebelles armés un retrait en toute sécurité, ,e présentera pas de nouvelles propositions. L’essentiel ayant été dit. A charge pour les Américains, selon Moscou, de faire la part des choses entre les rebelles dits modérés et le Front Al-Nosra.
En tout cas, il faut croire que Moscou semble excédé par la position butée des Américains. Même si un général russe, Sergueï Roudskoï, avait annoncé, jeudi dernier, que ses troupes étaient prêtes à garantir aux rebelles une sortie des quartiers est d’Alep, assiégés par l’armée gouvernementale. L’officier russe a ajouté que l’offre comporte aussi le libre passage des civils de la partie orientale de la ville et leur retour, ainsi que l’acheminement d’une aide humanitaire. Sauf que quelques heures plus tôt, à Genève, un haut fonctionnaire de l’ONU, Ramzi Ezzeddine, avait déclaré que les djihadistes de l’ex-Front al-Nosra, n’avaient pas accepté l’offre de l’émissaire international pour la Syrie de quitter Alep. Staffan de Mistura avait proposé, la semaine dernière, d’escorter personnellement les djihadistes s’ils acceptaient de sortir de la ville. On comprend dès lors pourquoi sur le terrain, les duels d’artillerie et les bombardements se sont poursuivis avec violence sur les fronts d’Alep. Des avions russes et syriens ont mené une série de raids sur les quartiers est, alors que les insurgés ont pilonné au canon la partie ouest, contrôlée par les troupes gouvernementales.
L’armée syrienne et ses alliés ont lancé des assauts sur plusieurs points de la ligne de démarcation. Cette stratégie leur a permis de grignoter du terrain à l’intérieur et autour d’Alep, sans réussir, cependant, à effectuer une percée décisive. Une affaire de temps que tout « désengagement » militaire pourrait par ailleurs précipiter. D’où le blocage actuel. Reste à savoir si la rencontre de Lausanne pourrait aboutir à une alternative surprenante à défaut de reproduire les mêmes griefs exprimés de part et d’autre. En attendant, Moscou a pris les devants en obtenant le feu vert de la Douma pour le maintien d’une force aérienne russe conséquente sur le sol syrien alors que des bâtiments de guerre russes ont franchi le Bosphore à destination de la Syrie. Le bras de fer engagé entre Moscou et Washington sur l’échiquier syrien risquant de perdurer. Après Lausanne, il faut aussi souligner que Londres prévoit une rencontre internationale sur la Syrie de laquelle la Russie est exclue. Les Britanniques n’ont d’ailleurs pas mâché leurs mots en s’attaquant au du russo-syrien rendu responsable non seulement de la tension qui sourd toujours à Alep, mais aussi de « crimes contre l’humanité ».
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