Accord agricole Maroc-UE : Le Polisario en perte de vitesse

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Accord agricole Maroc-UE : Le Polisario en perte de vitesse
Ce n’est qu’une semaine après la tenue de l’audience de la Cour de justice de l’Union européenne le mardi dernier au Luxembourg (19 juillet) que le Chef de la mission du Royaume du Maroc auprès de l’Union européenne, Menouar Alem, a choisi de s’exprimer depuis Bruxelles sur le déroulé du procès au sujet de l’accord agricole Maroc-UE.
La Cour de justice de l’Union européenne a examiné le pourvoi adopté par le Conseil européen à l’unanimité des États membres contre l’arrêt du Tribunal de l’Union Européenne (TUE) du 10 décembre dernier relatif à l’accord agricole Maroc-UE dans le cadre de l’affaire opposant le Conseil de l’UE et la Commission aux séparatistes du front Polisario devant la grande Chambre de justice de l’UE.
La France, l’Espagne, le Portugal et la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER) sont intervenus en appui du Conseil européen à cette audience. A ceux-là, s’ajoutent également d’autres États membres qui ont réitéré leur plein appui à la défense du Conseil européen.
Selon le discret diplomate marocain, Menouar Alem, l’audience qui s’est tenue en Grande Chambre, c’est à dire devant 15 juges, a permis de démonter les thèses fallacieuses des séparatistes. « L’audience a enfin permis de tordre le cou à une prétendue spoliation du Sahara », a affirmé M. Alem dans une déclaration à l’agence Map.
D’après lui, « les avocats de la Confédération Marocaine de l’Agriculture et du Développement Rural (COMADER), se basant sur des rapports nationaux et internationaux comme le PNUD, ont démontré, preuves à l’appui, que les taux de croissance, de scolarisation, d’espérance de vie et la qualité de vie sont supérieurs dans les provinces du sud à ce qu’ils sont dans les autres provinces ». Des affirmations qui confortent et vont dans le sens de celle d’un haut responsable de la corporation agricole qui nous a confié sous le sceau de l’anonymat que « les négociations vont en faveur du Maroc ».
L’audience tenue au Luxembourg a permis de démontrer que le tribunal de première instance « s’était fourvoyé en acceptant le recours du front Polisario », a rappelé M. Alem en expliquant qu’elle « a démontré que le Polisario n’est pas un sujet de droit international, n’est pas reconnu comme mouvement de libération nationale par les organisations internationales et jamais par le Conseil de sécurité et n’est reconnu par aucun État membre de l’Union Européenne ».
Il a été démontré également que le tribunal a postulé arbitrairement une identité entre un territoire (le Sahara) et une personne (le Polisario) à statut indéterminé qui émet des revendications à son propos, a-t-il poursuivi.
Contrairement à ce que prétendent les ennemis de notre intégrité territoriale qui se félicitent du jugement rendu, en première instance, en estimant qu’il demeure de rigueur et que cette audience n’a pas remis en cause ses fondements, le diplomate marocain a souligné que « le tribunal est passé outre à l’exigence d’une personnalité morale, indispensable pour toute entité autre qu’une personne physique et clairement limitée par une jurisprudence constante aux entités responsables et interlocutrices de l’UE ce qui n’est pas le cas du Polisario ».
Cette audience a, par ailleurs, été l’occasion pour les Espagnols, pour qui une annulation de l’accord serait catastrophique (d’entre les 120 navires autorisés à pêcher dans les eaux marocaines, plus de 100 sont espagnols), de réaffirmer qu’elle n’a plus qualité à administrer le territoire depuis le 28 février 1976, date à laquelle elle a notifié à l’ONU son retrait du territoire.
Dans le cadre de l’appui des partenaires européens, l’ambassadeur a ajouté que « le représentant de la France a indiqué qu’il ne nécessite aucune clause d’inclusion pour qu’un accord international s’applique aux territoires non autonomes placés sous l’administration de son pays concluant que tous les accords signés par la France s’appliquent de plein droit à ces territoires ».
Grosso modo, ladite audience a fini par « tordre le cou » à une prétendue spoliation du Sahara, a affirmé M. Alem. Selon lui, l’avocat général rendra ses conclusions le 13 septembre prochain et la décision de la Cour est attendue avant la fin de l’année.

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