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Accord de défense franco-grecque : Une couverture à large spectre

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Le parlement grec a ratifié jeudi un accord de défense historique avec la France qui prévoit l’achat de trois navires de guerre français dans le but de faire face aux défis turcs en mer Égée. Emmanuel Macron, président français et Kyriakos Mitsotakis, Premier ministre grec, soutiennent que cet accord profitera à l’UE et à l’Otan, en favorisant la sécurité en Méditerranée, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et dans les Balkans.
La Turquie, pays membre de l’Otan qui a des relations historiquement difficiles avec la Grèce voisine, également membre de l’Otan, a critiqué l’accord, estimant qu’il menaçait « la paix et la stabilité régionales ». K. Mitsotakis a déclaré au Parlement que l’accord « protège » la Grèce « dans une Méditerranée troublée », affirmant qu’Athènes essayait d’obtenir un tel accord depuis 1974, lorsque la Turquie a envahi Chypre, pays voisin dont la population est majoritairement chypriote grecque. « En cas d’attaque, notre pays bénéficiera du soutien de l’armée la plus puissante de notre continent », a déclaré le Premier ministre grec.
Selon l’accord, voté par 191 députés sur 300, trois frégates Belharra doivent être livrées à partir de 2025, dans le cadre d’un accord qui doit être finalisé d’ici la fin de l’année pour un montant de trois milliards d’euros.
Le principal parti d’opposition, le parti de gauche Syriza, a voté contre, dénonçant les clauses qui obligent la Grèce à soutenir les opérations militaires françaises dans la région du Sahel, en Afrique, déchirée par la guerre. Alexis Tsipras, chef du parti et ancien Premier ministre, estime que l’accord entraîne Athènes dans des « aventures particulièrement dangereuses » à l’étranger et augmente les dépenses de défense au détriment du budget de la santé pendant la pandémie de Covid-19.
En septembre 2020, K. Mitsotakis a dévoilé le programme d’achat d’armes le plus ambitieux de la Grèce depuis des décennies, après un dangereux bras de fer avec la Turquie sur les ressources en hydrocarbures et l’influence navale dans les eaux au large de leurs côtes. Un mois plus tôt, la Turquie avait envoyé un navire d’exploration et une petite flottille de la marine pour mener des recherches sismiques dans des eaux que la Grèce considère comme les siennes en vertu des traités d’après-guerre.
Contrairement à d’autres alliés de l’UE et de l’Otan, la France a fortement soutenu la Grèce et Chypre à l’époque, en envoyant des navires de guerre et des avions de chasse en Méditerranée orientale.

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