Les acteurs du « Plan Candor » rattrapés par l’histoire

En Argentine, quinze anciens militaires ont été condamnés vendredi 27 mai pour la disparition de 105 personnes de cinq nationalités différentes dans les années 70. Le tribunal a considéré prouvée l’existence du Plan Condor, mis en place par les dictatures de six pays sud-américains pour traquer de supposés subversifs. Sur les 17 prévenus encore en vie, quinze ont été condamnés et deux personnes ont été relaxées. Pour l’essentiel, le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public. Reynaldo Bignone, le dernier chef de la junte argentine (1982-83), écope d’une peine de vingt ans qui s’ajoute à d’autres condamnations déjà prononcées. L’ancien militaire uruguayen Manuel Cordero, qui a séquestré et assassiné des ressortissants de son pays en Argentine, écope, lui, de 25 ans. Parmi ses victimes, Sara Méndez, qui a survécu à la détention.
Grâce à la justice argentine, une partie du Plan Condor a été dévoilée. Les défenseurs des droits de l’homme espèrent maintenant que des procès s’ouvriront dans les autres pays qui ont participé à cette internationale de la répression.
Il y a lieu de rappeler qu’en Argentine, les Mères de la place de Mai ont maintenu la pression pour que l’Etat argentin se penche sur le cas des 30 000 disparus sous la dictature, entre 1976 et 1983.

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