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Affaire Pegasus en Espagne : Eclaboussé, le CNI perd sa tête

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La patronne des services secrets espagnols a été destituée le 10 mai par le gouvernement après le scandale provoqué par l’espionnage des téléphones de P. Sanchez et d’indépendantistes catalans. «Le gouvernement a décidé aujourd’hui de procéder à un changement à la direction du CNI», le Centre national du renseignement, a annoncé Margarita Robles, ministre de la Défense qui assure la tutelle des services de renseignement.  Il y a eu «des défaillances» et «des erreurs» dans la gestion de cette affaire par le CNI, même si celui-ci a agi «conformément à la loi», a-t-elle ajouté.

Première femme nommée, en 2020, à la tête du Centre national du Renseignement  (CNI), P. Esteban apparaissait depuis plusieurs jours comme la victime expiatoire à venir de ce scandale d’espionnage.
Elle avait reconnu la semaine dernière que des indépendantistes avaient bien été espionnés par ses services, mais toujours avec le feu vert de la justice, donc de manière légale.

Des sources gouvernementales, citées dans les médias, assurent que l’exécutif n’avait pas été informé. Cette affaire a éclaté mi-avril après la publication d’un rapport de l’organisation canadienne Citizen Lab qui assurait avoir identifié plus de 60 personnes de la mouvance séparatiste catalane dont les portables auraient été piratés entre 2017 et 2020 par le logiciel espion Pegasus, créé par la société israélienne NSO.  Questionnée par une commission parlementaire, P. Esteban avait reconnu que 18 indépendantistes catalans avaient fait l’objet d’écoutes de la part du CNI, mais toujours avec le feu vert de la justice. Parmi eux figurait l’actuel président régional, Pere Aragonés, alors qu’il était vice-président.

Le gouvernement régional catalan a jugé que le limogeage de P. Esteban n’était «pas suffisant» et a réclamé «des explications convaincantes» pour savoir «qui a ordonné» et «qui a permis» ces écoutes et «qui était au courant». Ce scandale a déclenché une crise entre le gouvernement minoritaire de P. Sanchez et les indépendantistes catalans qui ont menacé de lui retirer leur soutien crucial au Parlement. Il a en outre été révélé début mai que le gouvernement de P. Sanchez et M. Robles avait été espionnés en mai et juin 2021 via ce même logiciel.

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