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Affaire S. Raïssouni : Pas de liberté provisoire pour le journaliste

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Cette décision a été prise alors que les avocats de la défense ont déposé une nouvelle requête pour obtenir la liberté provisoire de l’ancien rédacteur en chef du quotidien Akhbar Al Yaoum. Depuis les audiences en première instance, toutes les demandes dans ce sens ont été refusées par le juge.
La comparution en appel de S. Raissouni est intervenue au lendemain d’appels à sa remise en liberté et à l’abandon des poursuites à son encontre.
Mardi, son comité de soutien et neuf autres instances locales et nationale pour la libération des détenus d’opinion ont publié une déclaration collective, rappelant que le procès en première instance était «inique et irrecevable, entraînant une décision qui lui a porté préjudice» à l’issue de sa condamnation à cinq ans de prison ferme.
La chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca a reconnu, le 10 juillet dernier, S. Raissouni coupable d’«attentats à la pudeur» sur un jeune homme se déclarant homosexuel. Il a également été condamné à verser une amende de 100 000 dirhams.
Parallèlement à son procès en première instance, le journaliste avait mené une grève de la faim pendant plus de 120 jours, en protestation contre les poursuites ainsi que ses conditions de détention.
Pour rappel, mercredi, Reporters sans frontières (RSF) a demandé«que l’ancien rédacteur en chef emprisonné, encore très affaibli par une longue grève de la faim, puisse bénéficier d’un procès juste et équitable». Le communiqué de RSF publié la veille rappelle que le journaliste, reconnu coupable d’une accusation d’agression sexuelle qu’il a toujours niée, a été condamné, à cinq ans de prison au terme d’un procès de quatre mois, «entaché d’irrégularités manifestes».
«Ce nouveau procès est une occasion unique de compenser les nombreuses irrégularités de procédure qui ont été jusqu’à présent constatées», a déclaré Souhaieb Khayati, responsable du bureau Afrique du Nord de RSF. «Permettre à Souleiman Raissouni de bénéficier d’un procès juste et équitable, alors que son état de santé est toujours extrêmement préoccupant, est une nécessité qui s’impose. La place de Souleiman Raissouni n’est pas en prison», poursuit-il.
RSF rappelle aussi que«deux autres journalistes qui ont été ciblés par les autorités marocaines sont actuellement emprisonnés pour des charges sexuelles», évoquant les cas d’Omar Radi et de Taoufik Bouachrine. «Le Maroc est classé 136e sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse de RSF 2021», conclut-elle.

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