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Agroalimentaire : Vers la réanimation du CETIA

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Manifestant un intérêt particulier pour la diffusion de l’expertise industrielle auprès des entreprises nationales, le Réseau des centres techniques industriels marocains (RECTIM) a organisé, mercredi, en partenariat avec la CGEM une journée « portes ouvertes » au profit des industriels. Celle-ci a été d’un apport important, les industriels présents ont exprimé une grande volonté de mutualiser les efforts afin de pouvoir participer à l’élaboration des politiques publiques d’appui au développement technologique et à l’innovation.
Jouant pleinement son rôle de fédérateur et animateurs des Centres techniques industriels (CTI) autour des projets collaboratifs à fort contenu innovant, le RECTIM a organisé une journée « portes ouvertes » afin d’améliorer la coopération des CTI avec l’ensemble des acteurs opérant dans les domaines technologiques et industriels au Maroc. Ayant pour but, entre autres, l’incitation des PME-PMI à participer aux appels à projets lancés (par le ministère de l’Industrie) pour la sélection et le financement de projets de développement des CTI, cette rencontre a été d’un apport important pour les industriels qui sont venus découvrir ou approfondir leur connaissance sur le travail des CTI et du RECTIM. Certains ont confié qu’ils avaient pour la première fois découvert que les entreprises d’un même secteur, regroupés au sein d’une fédération, peuvent identifier un ou plusieurs sujets de recherche en estimant ses retombées économiques, sociales et environnementales et le soumettre aux CTI à travers leur fédération.
Un atout important dans un environnement de compétition. Comme l’a bien rappelé le Président de la Commission investissement, compétitivité et compensation industrielle au sein de la CGEM, Mohammed Fikrat. « Dans le monde de la compétition, si vous n’êtes pas professionnels et si vous ne faites pas de la R&D, vous ne pouvez pas évoluer », a-t-il dit. Selon lui, « le côté normatif est primordial ». Appelant à plus d’implication des opérateurs, ce centralien qui préside la Fédération de l’agro-industrie (FINAGRI) a expliqué que « la normalisation doit être faite avec le secteur privé pour éviter des conséquences catastrophiques sur les opérateurs ». Selon lui, « le RECTIM joue son rôle en offrant un contenant, mais l’animation doit être faite par chaque secteur dans son domaine ». Illustrant ses propos par l’exemple concret de son secteur, l’actuel PDG de Cosumar a tout en déplorant la situation du Centre technique des industries agroalimentaire (CETIA) appelé à le réanimer. « Cette réanimation ne sera possible que si les industriels croient en son importance ». Interpelé à ce propos, M. Fikrat a confié que la Finagri n’a pas encore fixé de calendrier pour cela, mais que le dossier a de nouveau repris les devants. « Nous n’avons pas un calendrier précis, mais nous avons mis ce dossier sur la table au sein du conseil la Finagri et dans une discussion avec le ministère de l’Agriculture et avec celui du Commerce et d’Industrie. Ces derniers ont un rôle fort à jouer parce qu’on a un lien fort avec la continuation du PMV ». Revenant sur l’intérêt accordé à cette réanimation, le vice-président de la CGEM a précisé que « le CETIA peut être un bon support pour l’industrie agroalimentaire concernant la partie contrôle, veille et certification des produits » ajoutant qu’ « il peut jouer le même rôle dans tout ce qui est étude pointue et spécifique et formation, mais aussi assumer le rôle d’incubateur de nouveaux produits ». S’agissant des obstacles qui peuvent se dresser face aux projets collaboratifs, le Président de la FINAGRI a appelé les opérateurs à ne pas avoir « le complexe primaire de peur de la concurrence ou de partage de l’information », car « il y a tellement de choses connues qu’on peut partager et mutualiser au profit du secteur dans sa globalité ». « Si nous ne le ferions pas, on sera écrasé », a-t-il conclu. Pour sa part, le président du RECTIM, David Toledano, qui appuyait les propos de M. Fikarat exprimé son soutien à la FINAGRI. « On va faire beaucoup de pression pour que le CETIA revienne en activité », a-t-il dit. Le Président de la Fédération marocaine des matériaux de construction (FMC) a précisé qu’il faut qu’il y ait un effet de groupe, une implication des opérateurs pour faire bénéficier le plus grand nombre d’entreprises, mais aussi un réel intérêt sectoriel ». Rappelant l’importance de la R&D, D. Toledano a mis en exergue le rôle capital du Fonds d’appui aux centres techniques (FACET) qui prend en charge au moins les deux tiers du financement de chaque projet de recherche appliquée. Une véritable opportunité que les industriels ont intérêt à saisir.
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