Ahmed El Haij : CAUSE TOUJOURS

0 63

Retranché derrière la carapace du vieux militant que rien n’a réussi à faire plier, par même les années de prison qu’il passa au coté d’autres camarades d’Ilal Amam, Ahmed El Haij, puissant patron de l’AMDH, a beau faire la politique du roseau, il n’a pas réussi a faire fléchir l’irascible Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur. Une confrontation entre égos ? Rien ne le laisse croire. Digne, El Haij qui marche sur ses 60 ans, est toujours conciliant dans sa démarche. Sauf lorsqu’il est question de fouler aux pieds les principes auxquels il croit. Et en matière de défense des droits humains, des efforts sont encore à faire pour éviter aux pays aussi bien les critiques endogènes que celles exogènes qui s’apparentent à l’injonction. El Haij a toutes les raisons de croire que le pays peut forcer la marche, en renforçant plus vite les acquis, et partant l’admiration des observateurs d’où qu’ils soient. Et rien ne peut le faire plier sur ce choix qu’il partage avec d’innombrables marocains qu’ils militent ou non au sein de l’AMDH. Même au sein du système lui-même, il y en a qui y croient dur comme fer. Mais c’est une autre histoire. Ce n’est donc pas pour rien que Badia Riadi peut encore se sentir confortée dans le choix de son successeur… Le syndicaliste Ahmed, philosophe dans l’âme, a toutes les raisons de voir les choses d’en haut. Rien ne vaut une vision panoramique pour défendre d’innombrables droits toujours déficitaires dans le pays. Et c’est avec philosophie qu’il accueille les critiques des hommes de l’Intérieur qui lui reprochent de « toucher » l’argent de l’étranger sans pour autant établir de rapport détaillé sur les dépenses. L’Intérieur a ce vice-là qu’il veut savoir tout. Mais cela n’empêche pas les autres de demander aussi des comptes à ce même Intérieur. Faisant jouer le sacro-saint droit à l’information, El Haij n’en réclame pas moins la transparence ministérielle dans la distribution des deniers publics aux associations. Qui bénéficie de quoi et comment ? Et c’est là où le jeu se corse. Surtout que tous les officiels, confortablement établis derrière leur comptoir, laisse fuser une seule réponse : cause toujours !

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus