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Aider les pauvres à vaincre le Covid-19,  qui bloque le Registre social unifié ? 

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Le Comité de veille économique compte s’atteler à la tâche en volant au secours de la catégorie de population en situation de précarité travaillant dans l’informel.

Mohamed Benchaâboun, ministre de l’Économie et des finances, a déclaré à l’AFP que des «mesures d’accompagnement pour les quelque quatre millions de ménages du secteur sont en cours de discussion». Un chiffre qui reste en deçà de ceux qui ont circulé quant à la population vulnérable économiquement puisqu’il s’agirait du double, ou presque. 

L’essentiel n’est pas d’alimenter ici et maintenant une quelconque polémique des plus stériles. Car l’essentiel est de permettre aux familles défavorisées, celles que le système a contribué dans une large mesure à déclasser sans prévoir le moindre filet social pour eux, de pouvoir traverser cette période pour le moins turbulente. Certes, l’Etat pourra compter sur le concours agissant des bienfaiteurs.

Mais pas que puisque le Fonds de soutien à la pandémie a pu récolter près de 28 milliards de dirhams,   institutions publiques et privées ayant rivalisé pour faire preuve de solidarité. Voilà donc un pactole qui permettra à l’État de rééquilibrer avec plus ou moins de bonheur la balance et garantir aux citoyens défavorisés une vie décente. 

Le ministère de l’Intérieur qui a phosphoré sur le Registre social unifié (RSU) et qui assurait du caractère de son opérabilité une fois les élections tenues en 2021, devrait faire preuve de réactivité pour sauver les meubles. Si le principe de l’aide est acquis, il ne faut surtout pas chercher à couper le cheveu en quatre pour cibler la population concernée. A défaut de quoi, il y a de quoi s’inquiéter… Car le pays ne doit nullement devenir l’otage d’une quelconque classe politique habituée à se nourrir sur la bête. 

Des confrères font savoir que le Comité de veille économique a chargé un comité technique d’approfondir les pistes proposées pour les examiner lors de sa prochaine réunion. Mesure-t-on le caractère urgent du dossier pour le laisser à la discrétion d’une technostructure par trop « légaliste », formaliste et foncièrement tatillonne ? Sous le calme apparent, il ne faut pas se leurrer, la marmite sociale bout dangereusement ! Les élus qui ont voté sans ciller, et à l’unanimité, la loi sur l’état d’urgence rechigneront-ils à faire preuve de maturité en passant au crible le cadre légal lié au RSU en vue de l’adopter rapidement ? 

La seule question qui vaille dans ce dossier est liée, elle, à la transparence dans la gestion du Fonds constitué pour endiguer les effets catastrophiques de la pandémie sur les tissus économique comme social. Tout doit être géré dans la rigueur absolue et le moindre écart devra être sanctionné, avec la sévérité requise, comme le Maroc l’avait déjà éprouvé lors du tremblement de terre d’Agadir. Car il ne faut pas se leurre en assurant, sans alarmisme aucun, que la terre risque de trembler dans le pays. Avec les agglomérations urbaines, ceintes de misère, comme épicentres.

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