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Les Américains pressés d’en finir avec Daech : De Mossoul à Raqqa…

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Ashton Cartern ministre américain de la Défense, a prévenu que « la bataille de Raqqa ne sera pas facile », en se félicitant dimanche du début de l’offensive pour reprendre le fief du groupe Daesh situé en Syrie. « Comme à Mossoul, la bataille ne sera pas facile et le travail qui se présente à nous sera rude, mais il faut mettre fin à la fiction du califat de l’EI et entraver la capacité du groupe à mener des attaques terroristes contre les Etats-Unis, nos alliés et nos partenaires », a écrit Ashton Carter dans un communiqué.
L’offensive est ainsi confiée à une force arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis, sans la participation des forces turques mobilisées pourtant dans ce cadre-là. L’opération baptisée « Colère de l’Euphrate » est menée au moment où la coalition cherche par ailleurs à reprendre Mossoul à l’EI en Irak.
« La grande bataille pour la libération de Raqqa et de sa province a commencé », a annoncé Jihan Cheikh Ahmad, une porte-parole de l’offensive, qui lisait un communiqué dans la ville d’Aïn Issa, située à plus de 50 kilomètres au nord du bastion syrien de Daech. Quelque 30 000 combattants auraient été mobilisés pour libérer Raqqa.
Talal Sello, porte-parole des Forces Démocratiques Syriennes, organisation basée à Hassaké (Nord-Est) a précisé que l’opération allait se dérouler « en deux étapes : libérer la province de Raqqa pour isoler la ville, puis contrôler la ville ». « La coalition a fourni une première livraison d’arsenal et d’équipements, dont des armes antichar », a-t-il ajouté.
Le 25 octobre, lors d’une réunion de treize ministres de la défense occidentaux, à Paris, les principaux membres de la coalition internationale avaient confirmé le ciblage de Raqqa. « ll y aura un chevauchement » des opérations à Mossoul et à Raqqa, « ça fait partie du plan », avait alors précisé le ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian. Cette annonce est en fait une manière de prendre de vitesse les Turcs et leurs alliés rebelles syriens, qui visent le même objectif. Cela sans oublier l’armée syrienne qui avait essuyé de lourds bombardements US sur ses positions à Deir Ez-Zor, histoire de la maintenir hors d’état de nuire. Mais l’affaire risque de se compliquer au vu de la multiplicité des acteurs et des enjeux.
Le chef d’état-major de l’armée turque, Hulusi Akar, avait reçu dimanche son homologue américain, Joseph Dunford, à Ankara. « Les méthodes de combat conjointes contre Daech en Syrie et en Irak, précisément à Al-Bab et à Raqqa, ont été évoquées pour les jours qui viennent », explique l’armée turque dans un communiqué. Les Américains tentent-ils de la sorte à monnayer la mise à l’écart de la Turquie de l’offensive contre Raqqa par un blanc seing pour ses opérations programmées pour la conquête d’Al-Bab ? Et quid de la position de Damas qui rejette tout aussi bien que Moscou la mise en équation de la souveraineté syrienne ?
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