A. Tebboune en Tunisie:La diplomatie du chéquier

La Tunisie fait face à la pire crise financière depuis son indépendance en 1956, exacerbée par une crise politique à la suite de « mesures extraordinaires » initiées par K. Saied en suspendant le parlement le 25 juillet. Alger qui a déjà mis à disposition de la Tunisie d’un pécule de 150 millions de dollars a décidé d’accorder à son voisin un crédit de 300 autres millions de dollars.
Le gouvernement tunisien a du mal à emprunter à l’étranger en raison des négociations hésitantes avec le Fonds monétaire international concernant un programme de réformes économiques et d’une dégradation successive de la notation souveraine du pays.
Il a également du mal à emprunter sur le marché local, après que le volume de ses emprunts internes s’est accru en 2021 à 8,1 milliards de dinars (environ 2,8 milliards de dollars), contre 5,5 milliards de dinars (1,89 milliard de dollars) estimés dans la loi du budget au début de l’année.
En octobre dernier, Moody’s a abaissé la notation souveraine de la Tunisie de B3 à Caa1, avec une perspective négative. C’est la dixième dégradation par les agences de notation internationales depuis 2011.

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