Appel à circonscrire la violence faite aux femmes durant le confinement 

 

« Durant cette période de confinement, les femmes et les filles victimes de violences domestiques seront enfermées avec leurs agresseurs, ce qui augmente le risque qu’elles soient à nouveau victimes, comme l’ont démontré les statistiques récentes à travers le monde », signale le communiqué. 

« Cette situation est d’autant plus inquiétante que les centres d’écoute et d’orientation juridiques, mis en place dans leur quasi-majorité, par les associations, sont fermés et les dispositifs de travail à distance ne sont pas à même d’apporter aide et soutien requis », déplore le tissu associatif. Lequel constate, « avec indignation » qu’après plus de 10 jours de confinement, le ministère de la Solidarité, du Développement Social de l’Egalité et de la Famille, « n’ait fait aucune déclaration, ni pris en urgence, les mesures nécessaires et appropriées pour la protection des victimes pendant cette période de crise ». 

Voilà pourquoi les associations signataires appellent les pouvoirs publics à accroitre leur veille et leur vigilance en mettant en place des mesures concrètes pour protéger les femmes victimes de violences domestiques pendant la période de confinement.

En déployant une « campagne de sensibilisation grand public en langues arabe et amazigh », contre les violences faites aux femmes et aux filles en période de confinement et en missionnant « les forces de l’ordre de proximité, en charge de faire respecter le confinement », de la protection des femmes et des filles victimes de violence ainsi que « la mise en place de dispositifs d’alerte pour déclencher leur intervention en cas d’agression ». 

Le collectif appelle aussi au « recensement et la diffusion des coordonnées des recours, plateforme et services, institutionnels et associatifs, d’aide aux femmes et filles victimes de violences qui assurent la continuité des services d’écoute et d’orientation des femmes victimes de violence pendant la durée du confinement », ainsi qu’à l’appui « aux associations en vue de leur permettre de maintenir et d’amplifier les services d’écoute, d’accompagnement à distance ou de prise en charge des femmes victimes de violence ».

Les Association invitent aussi à « la mise en place par l’entraide nationale de structures d’accueil de confinement pour éloigner les conjoints violents de leur victime » ; et enfin, « l’activation, dès la sortie de cette crise, des réformes juridiques et institutionnelles idoines ainsi que la mise en place des mécanismes de promotion et de protection des droits des femmes ». 

« La lutte contre la violence faites aux femmes et aux filles est, depuis toujours, la responsabilité de tout le monde » et les citoyens et citoyennes sont appelés « à être vigilant-e-s, à veiller les uns sur les autres, à être solidaire et à dénoncer tout acte de violence que subiraient leurs voisines et à porter secours aux victimes », signale ce collectif qui regroupe les associations

  • « Aspirations Féminines »,
  • L’Association « Chaml pour la Famille et la Femme »,
  • « Ennakhil pour la Femme et l’Enfant »,
  • « Mains Libres »,
  • « Mains Solidaires pour le Droit à la Dignité et la Citoyenneté »,
  • « Assaida Alhorra pour la citoyenneté et l’égalité des chances, région de Tanger-Tétouan Al Hoceima,
  • « Assana Annissaiya – Eljadida » ,
  • L’Association Démocratique des Femmes du Maroc, l’Association des « femmes de la montagne »,
  • « Femmes Sud »,
  • « Initiatives pour la Promotion des Droits des Femmes Meknès »,
  • « Insat pour la protection des mères célibataires (Beni Mellal) »,
  • « Association Marocaine de Lutte Contre les Violences à l’égard des Femmes »,
  • « Association marocaine pour les droits des femmes,
  • « Neama pour le Développement »,
  • « Oued Srou Khénifra »,
  • « Troisième Millénaire pour le Développement de l’action Associative au Sud-Est »,
  • « Twiza Bengri »,
  • « Widad »,
  • « Forum des Alternatives Maroc »,
  • « Initiatives pour la Protection des Droits des Femmes Fès »,
  • « La Voix de la Femme Amazigh »,
  • « Organisation  Hatim »,
  • «Organisation Marocaine des Droits Humains »,
  • « Oujda Ain Ghazal 2000 »
  • Et, enfin, « Solidarité Féminine ».
Comments (0)
Add Comment