B. Netanyahu tresse des lauriers à MBS : Et s’érige en maître des horloges…

Les médias israéliens ont rapporté que B. Netanyahu a clairement exprimé sa « gratitude au prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, pour sa contribution à la conclusion de quatre accords de paix historiques connus sous le nom d’Accords d’Abraham ».

« Si je reviens à la tête d’Israël, j’ai l’intention de parvenir à des accords de paix complets avec l’Arabie saoudite, ainsi qu’avec d’autres pays arabes », a déclaré B. Netanyahu.

C’est la première fois qu’un responsable israélien révèle, avec une telle clarté, la contribution du prince héritier saoudien, alias MBS, à la signature des accords de normalisation avec Israël.

Les paroles de B. Netanyahu précèdent une prochaine visite du président américain dans la région au cours de laquelle il rencontrera des responsables palestiniens et israéliens.

Les médias israéliens avaient rapporté, plus tôt, la possibilité que le président US rencontre le chef de l’opposition israélienne, B. Netanyahu, après que le bureau de ce dernier ait soumis une demande au ministère des Affaires étrangères pour coordonner une telle rencontre.

Plus tôt dans la journée, les médias israéliens ont annoncé qu’un avion du Mossad avait atterri à Riyad, dans le cadre de la préparation de la visite de J. Biden.

En novembre 2020, les médias israéliens ont révélé une visite de B. Netanyahu, accompagné de Yossi Cohen, chef du Mossad, en Arabie, où ils ont rencontré le prince héritier saoudien dans la ville de Neom, en présence du secrétaire d’État américain Mike Pompeo, à l’époque.

En novembre 2021, les médias israéliens ont cité une source liée à de hauts responsables en Arabie saoudite confirmant que « la rencontre entre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salman, n’était pas la première, ce qui a provoqué le mécontentement saoudien », toujours selon des médias israéliens. Ces derniers ont affirmé à l’époque que « le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a accepté de publier la nouvelle de la rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, afin de connaître les réactions au Royaume d’Arabie saoudite et dans le monde arabe ».

Il convient de noter que les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan ont signé des accords de « normalisation » avec l’entité sioniste sous la houlette des États-Unis.

Téhéran réagit

La diplomatie iranienne qui lit dans le jeu américano-sioniste n’a pas manqué de réagir. Ainsi, le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré, samedi 9 juillet, que « les plans des États-Unis et d’Israël de conclure un accord de défense conjoint avec les pays arabes ne feront qu’accroître la tension dans la région ».

Cité par les médias iraniens, Nasser Kanaani, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a affirmé que « l’entrée d’étrangers dans la région n’y apportera pas la sécurité et la stabilité, mais constituera la principale cause des tensions et des conflits régionaux ».

La diplomatie iranienne a confirmé que « le fait d’aborder cette question est une provocation. De plus, l’Iran considère ces déclarations comme une menace pour sa sécurité nationale ainsi que celle de la région ». Et de préciser que « les États-Unis soulèvent ces questions dans le but de semer la discorde entre les pays de la région, sans prendre en considération la réalité sur le terrain ».

Le ministère iranien a ajouté que « l’Iran souligne la nécessité du dialogue et de la coopération régionaux afin d’assurer la sécurité et les intérêts communs, loin de toute ingérence étrangère. Le fait de chercher à créer de nouveaux problèmes de sécurité dans la région ne fera qu’affaiblir la sécurité régionale ».

Le ministère iranien a averti « qu’il n’est pas possible de créer une marge de sécurité pour l’entité sioniste par la tromperie et la promotion de l’iranophobie », soulignant que « l’expérience a prouvé que le stockage d’armes n’assure pas la sécurité ». Il a appelé dès lors à « œuvrer pour établir une sécurité régionale commune grâce à la coopération collective des pays de la région, qui nécessite une compréhension régionale », soulignant que « l’ingérence croissante des États-Unis dans les questions de sécurité régionale ne fera qu’apporter l’insécurité ».

Selon des sources israéliennes, « les États-Unis et Israël cherchent à jeter les bases d’une alliance sécuritaire avec les pays arabes, pour contrer les attaques aux drones et aux missiles iraniens au Moyen-Orient ».

Les médias israéliens ont rapporté, vendredi, que les institutions sécuritaires et militaires de l’entité sioniste avaient l’intention de demander au président US de « renforcer la formation de la défense aérienne régionale contre l’Iran ». Relevant que lors de la visite de J. Biden à Tel-Aviv, les Israéliens tenteront de « mobiliser une sorte d’alliance de défense régionale conjointe des pays du Moyen-Orient et de la région du Golfe, afin d’affronter l’Iran et le Hezbollah ».

A rappeler qu’un officier supérieur du Corps des gardiens de la révolution iranienne (CGRI) a déclaré, le lundi 11 juillet, que le pacte de défense aérien conclu sous l’égide des Etats-Unis entre Israël et les alliés arabes de la région, et destiné à contrer la menace des drones et des missiles iraniens, était « voué à l’échec ».

Le général de brigade Yadollah Javani a énuméré les précédents pactes régionaux, dont certains comprenaient également une participation américaine, comme preuve de leur échec. « Lorsque les États-Unis, le régime sioniste et l’Arabie saoudite étaient au sommet de leur puissance, les coalitions qu’ils ont construites pour contrer le front de résistance et la République islamique n’ont eu d’autre résultat que l’échec », a-t-il ajouté, selon PressTV.

« Un exemple est la coalition que les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont formé avec de nombreux autres pays contre la nation opprimée du Yémen. Cependant, ils n’ont rien obtenu si ce n’est une défaite humiliante », a-t-il ajouté.

Aux yeux de Y. Javani, les efforts déployés par les États-Unis, l’Arabie saoudite et « une centaine de pays européens et régionaux » pour chasser le président syrien Bachar al-Assad du pouvoir avaient échoué, « malgré les milliers de milliards de dollars dépensés au cours de ces années, et que le front de résistance était aujourd’hui plus puissant que jamais ». Soulignant que « par conséquent, il est assez facile de prédire le sort possible de ‘l’OTAN arabe’. Par rapport aux coalitions passées, cette nouvelle alliance sera encore plus faible et manquera d’efficacité face au front de la résistance et à la République islamique d’Iran ».

Le pacte, désigné par les initiales MEAD (Middle East Air Defense), vise à connecter les systèmes de défense aérienne sous prétexte de lutter contre les drones et les missiles de l’Iran.

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