Conflit syrien: Damas encore sous le feu des combats

La bataille engagée par l’armée syrienne pour déloger les terroristes de Daech et consorts du camp de réfugiés palestinien Yarmouk s’avère des plus difficiles sur la voie de la pacification de la capitale et de sa banlieue. D’après les observateurs, l’âpreté de cette bataille s’explique par la nature du terrain qui rend difficile la progression des engins militaires lourds, comme les chars et les blindés que l’armée syrienne a mobilisé pour venir à bout des camps retranchés de Daech. En plus, signale-t-on, la galerie de souterrains que les bombardements aériens n’arrivent pas à détruire permettent aux groupes armés une mobilité déconcertante. Et last but not least, la résistance acharnée dont font preuve les groupes armés ne s’explique que par l’absence de toute autre alternative, Damas ayant refusé de plier aux desiderata de Daech.

C’est dans ce climat là, tendu, que des informations confirmées par Moscou ont levé le voile sur une autre attaque de drones, la deuxième du genre, contre la base aérienne russe de Hmeimim. Les objets hostiles qui ont été verrouillés par les radars déployés dans la zone ont tous été abattus dans la nuit du  24 avril dernier. Ce qui soulève bien des questions quant au commanditaire d’une telle opération qui intervient quelques jours après l’agression tripartite contre la Syrie. A ce propos, force est de souligner que le ministère russe des Affaires étrangères affirme n’avoir identifié aucune victime suite à la présumée attaque chimique qui aurait été perpétrée début avril à Douma, en Syrie. «On n’est parvenu pour l’heure à détecter aucune de ces victimes dont parlait M.Le Drian, ni de traces d’utilisation d’armes chimiques», a fait savoir lors d’un point presse Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères,

Selon elle, des habitants de Douma interviendront jeudi à La Haye devant les responsables de l’OIAC pour leur «présenter des informations de première main».

Sur le terrain, force est de souligner que des acquis militaires non négligeables ont été réalisés par Damas. Ainsi, après la libération du Qalamoun oriental des extrémistes qui s’y étaient installés par les troupes gouvernementales syriennes conjointement avec les forces russes, la police militaire russe participera aux patrouilles dans les localités de la région. Auparavant, ce territoire était contrôlé par neuf groupes islamistes, dont Jaych al-Islam.

Près de 5.500 radicaux et leurs familles ont déjà été évacués de l’enclave. Ce retrait de la ville de Doumeir, considérée jadis comme étant la capitale et le centre d’approvisionnement du Qalamoun oriental, a été achevé en fin de semaine dernière.

Dans cette région, un accord analogue à celui conclu dans la Ghouta orientale près de Damas, sur le retrait des extrémistes a été mis en place.

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