En réaction aux menées subversives des Israéliens à Al-Qods : Les Palestiniens signent une double opération à Elad

Selon les services de secours israéliens, quatre autres personnes ont été blessées, dont deux grièvement, dans la double attaque sanglante survenue dans la colonie d’Elad, qui compte environ 50.000 colons, comptant de nombreux juifs ultra-orthodoxes. Le lieu de l’opération, rappelle-t-on, se situe au sud de Ras al-Ain et de la ville abandonnée de Majdal al-Sadeq, à 25 km à l’est de Tel-Aviv.

Il s’agit de la sixième opération palestinienne depuis le 22 mars dernier. Ces opérations, dont certaines ont été menées par des Palestiniens originaires des territoires occupés en 1948, ont fait 20 morts au total en incluant ceux de jeudi soir à Elad.

Selon les médias israéliens, les auteurs de la double opération à Elad « portaient une arme à feu et une hache, indiquant qu’ils se sont retirés du lieu de l’opération en toute sécurité ». Précisant que les auteurs de la double opération à Elad « se sont retirés du lieu de l’opération en toute sécurité ».

Le journal israélien Yediot Aharonot, a fait état d’un important dispositif de sécurité à Tel-Aviv suite à la double opération commando, soulignant qu’un hélicoptère appartenant à la police et aux forces spéciales israéliennes participe à la traque des auteurs de cette attaque. En, réaction les factions de la résistance palestinienne ont « salué cette opération héroïque qui constitue une riposte naturelle aux crimes de l’occupation contre les Palestiniens, défenseurs de la mosquée sainte d’AlAqsa ».

En effet, des centaines de colons extrémistes israéliens ont opéré une incursion sur l’esplanade des mosquées dans la ville sainte d’al-Qods, et des accrochages s’en sont suivis avec les Palestiniens qui tentent de maintenir une présence permanente dans ce troisième lieu saint de l’Islam pour le protéger des tentatives de sa judaïsation. Pas moins de 792 d’entre eux sont entrés sur l’esplanade, a assuré le directeur Waqf islamique dès les premières heures de la matinée, entre 7 heures et 11 heures. Ils étaient sous la protection des policiers de l’occupation, et s’étaient infiltrés en 13 groupes successifs pendant ces 4 heures.

L’un de ces groupes était conduit par l’extrémiste Yehudah Glick, directeur de HALIBA, « Le projet pour la liberté juive sur le Mont du Temple ». Il est partisan du droit des Juifs à prier sur l’esplanade des Mosquées ou Mont du Temple, et appelle à la reconstruction du Troisième temple de Jérusalem.
A la Knesset, le député israélien Itamar Ben-Gvir a déclaré qu’il est temps d’édifier une synagogue juive dans les cours de la mosquée al-Aqsa.

En vertu d’un statu quo tacite, les non-musulmans peuvent se rendre sur l’esplanade mais sans y prier, mais les colons juifs sont de plus en plus nombreux à s’y rendre et à prier furtivement, suscitant des craintes d’une remise en cause de ce statu quo chez de nombreux palestiniens musulmans. Ils s’approchent de plus en plus de l’édifice de la mosquée al-Aqsa et se rassemblent dans l’un de ses cours.

Selon le Jerusalem Post, le groupe auquel s’est joint son correspondant, ainsi qu’un certain nombre d’autres groupes qui ont visité le site jeudi, ont refusé à plusieurs reprises d’écouter les instructions de la police et ont chanté des prières et l’hymne national israélien malgré les demandes répétées des agents de suivre les règlements de police qui interdisent la prière visible et tout symbole national. Certains militants ont également réussi à agiter des drapeaux israéliens sur le site avant d’être rapidement évacués par la police.

Cheikh Akrama Sabri, l’orateur de la mosquée al-Aqsa, a néanmoins assuré que les protecteurs de la mosquée ont empêché les colons d’apporter avec eux les drapeaux israéliens.

Une autre incursion avait eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi entre 1h et 2h après minuit, de la part de 150 colons.

Ismail Haniyé, dirigeant du Hamas a déclaré que la bataille engagée dans la mosquée al-Aqsa n’est pas lié à un évènement précis. « La bataille est ouverte et s’étend dans le temps et dans l’espace sur la terre de la Palestine », a-t-il ajouté, selon Paltoday. Et de poursuivre que « notre but ultime est de faire avorter le partage temporel et spécial de la mosquée bénie al-Aqsa de la part de l’occupation israélienne. Notre peuple est capable de le faire ».

Même évaluation de la part du patriarche Atallah Hanna qui a condamné de nouveau les assauts contre la mosquée al-Aqsa, faisant savoir que « cette agression nous touche nous tous, ceci illustre la férocité de la colonisation et son racisme. Son but consiste à changer le caractère de cet endroit temporellement et spécialement ».

Selon un photographe de l’AFP sur place, la police a renforcé sa présence devant la mosquée al-Aqsa située sur l’esplanade. Des témoins palestiniens ont pour leur part indiqué que les forces d’occupation ont agressé les femmes et les personnes du troisième âge. Elles ont arrêté une jeune franco-algérienne et battu son frère. De même avec le directeur du Club des prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes Nacer Qaws qui a été molesté lui aussi. Des policiers de l’occupation ont aussi assiégé la salle de prière al-Qibli, de la mosquée al-Aqsa où maitiennent une présence permanente à tour de rôle un certain nombre de femmes et d’hommes palestiniens.

Depuis la mi-avril, des heurts entre policiers israéliens et manifestants palestiniens ont fait près de 300 blessés, en grande majorité des Palestiniens.
Il y a eu en outre 500 arrestations pour la seule ville sainte pendant le mois d’avril dernier, a indiqué le Centre palestinien des études sur les détenus.
Le centre a précisé que durant ce mois, 1000 palestiniens ont été arrêtés sur l’ensemble du territoire de la Palestine occupée, dont 92 enfants et 15 femmes.

Déracinement persistant

Sur ces entre-faits dangereux, la Cour suprême israélienne a rejeté une requête contre la demande d’Israël d’expulser plus de 1000 Palestiniens d’une zone rurale de la Cisjordanie occupée, sous prétexte de permettre à l’armée israélienne d’y mener des exercices militaires réguliers. Après près de 20 ans de manœuvres juridiques, la Cour suprême a rendu sa décision mercredi, ouvrant la voie à la démolition de huit petits villages dans une zone aride et rocheuse près d’ Al-Khalil Hébron.

Cette zone est appelée par les Palestiniens Masafer Yatta et par les Israéliens les collines sud d’Hébron. Dans sa décision, le tribunal de l’occupation a déclaré qu’il avait conclu que les résidents palestiniens, qui ont maintenu un mode de vie évolué dans la région pendant de nombreuses générations et vivent de l’agriculture et de l’élevage, n’étaient pas des résidents permanents de la région lorsque l’armée israélienne a commencé à y mener des exercices militaires dans les années 1980.

Les habitants de Masafer Yatta et les ONG israéliennes des droits affirment que de nombreuses familles palestiniennes résident en permanence dans une zone de 7 400 acres avant qu’Israël n’occupe la Cisjordanie en 1967, et que leur expulsion violerait le droit international.

Nidal Abu Younis, chef du conseil local de Masafer Yatta, a réagi en déclarant à Reuters que « la Cour suprême a rejeté la requête présentée par les habitants de Masafer, cette affaire prouve que ce tribunal fait partie de l’occupation. Le juge, qui est un colon, a assisté seulement à deux audiences du tribunal ». Ila spécifié que « cette affaire est devant les tribunaux depuis plus de vingt ans. Nous tiendrons une séance avec les avocats pour rechercher toute faille juridique dans la décision. Nous ne quitterons pas nos maisons et nous y resterons ».

La délégation de l’Union européenne auprès des Palestiniens a déclaré que l’expulsion des habitants de Masafer était une violation du droit international. « En tant que puissance occupante, Israël a le devoir de protéger la population palestinienne et non de la déplacer », a-t-elle indiqué sur Twitter.

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