Le G7 au Japon : croissance et terrorisme au menu

Les dirigeants des principaux pays industrialisés entament jeudi un sommet du G7 ultra-sécurisé au Japon. Au menu des discussions, la croissance mondiale atone, la lutte contre le terrorisme, ou encore les migrations. Ise-Shima, région côtière nichée au milieu de collines boisées, dans le centre de l’Empire du Soleil Levant, abrite donc la réunion très select des chefs d’État ou de gouvernement des États-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, d’Italie, de l’Allemagne, du Canada et du Japon… De laquelle la Russie a été exclue. Les responsables de ces puissances vont se pencher, 48 heures durant, sur les moyens de dynamiser la croissance économique mondiale, en berne, la lutte antiterroriste et la gestion des flux migratoires.

Ce rendez-vous intervient, en effet, quelques jours seulement après la réunion des ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales du G7 à Sendai (nord-est), alors que la faiblesse de la croissance mondiale pèse toujours lourd dans les discussions de ce club de pays industrialisés. « Le président Obama et moi-même reconnaissons que le G7 doit rechercher une croissance globale, durable et robuste » avait annoncé Shinzo Abe, Premier ministre japonais. Tous invoquent l’équilibre qu’il faudrait trouver, entre politique monétaire, politique budgétaire et réformes structurelles, mais les divisions sur la façon dont il faudrait doser chacun de ces leviers ne devraient pas s’effacer pendant ce sommet. A cela s’ajoute la priorité de lutte contre le terrorisme et son financement que la France entend faire valoir lors de ce sommet. L’Europe n’a pas été épargnée par les soubresauts du terrorisme qui sévit dans la région proche-orientale. Mais à ce sommet aussi, la question migratoire a été promue au menu par l’Allemagne. Sos le coup de la plus grave crise migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a appelé le G7 à « reconnaître qu’il s’agit d’une crise mondiale » malgré les raisons géographiques qui font peser une lourde charge sur les épaules de l’Union européenne.

Comments (0)
Add Comment