La paranoïa du Covid-19 plombe l’économie mondiale: La place de Casablanca morfle aussi !

L’épidémie de coronavirus a provoqué en ce début de semaine un nouvel effondrement des marchés boursiers de Hong Kong à Londres an passant par New York et a aggravé les menaces sur les économies européennes, inquiètes de voir le virus, qui paralyse déjà une partie de l’Italie et de la Chine, continuer de se propager à travers le monde. Signe de la nervosité et de l’incertitude ambiantes, les places financières ont vu leur indices phares péricliter pour retrouver leur niveau durant  la crise financière de 2008-2009.  

L’indice élargi S&P 500 s’est écroulé en effet de 7% alors que le Dow Jones Industrial Average a accusé un énorme repli de 7,29% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, a perdu 6,86%. Les actions ont perdu près d’un cinquième de leur valeur et se dirigent vers la plus importante chute en une séance depuis la première guerre du Golfe en 1991.

Déjà plombés par l’incertitude autour du COVID-19 et son impact sur la demande mondiale, les marchés sont secoués par l’effondrement des cours du brut. L’absence d’un accord entre les producteurs sur la baisse de production a précipité l’effondrement des prix du pétrole qui ont chuté de près de 20 %. 

Les Bourses de Chine continentale ont reculé de 3 % alors que celle de Tokyo a clôturé en grise mine subissant de lourdes pertes dès les premiers échanges. L’indice vedette Nikkei chutait de 4,6% à 19.795,78 points, tandis que l’indice élargi Topix lâchait 4,24% à 1.409,13 points. La Bourse de Londres s’effondrait de plus de 8% également touchée aussi de plein fouet par le spectaculaire recul des prix du pétrole et l’accélération de l’épidémie de coronavirus. L’indice FTSE-100 des principales valeurs perdait 8,35% à 5.923,02 points.

Même vent de panique à Francfort qui a plongé de 7,4% à l’ouverture. L’indice vedette Dax a perdu 851,8 points tandis que le MDax des valeurs moyennes se tassait de 6,31%, et à Paris, où après un retard à l’ouverture, l’indice CAC 40 reculait de 293,84 points à 4.845,27 points dans la foulée d’une plongée vendredi de 4,14%. En Italie, fortement touchée par le coronavirus, la Bourse de Milan perdait 8,54 % après le placement en isolement, depuis dimanche, de plusieurs régions du Nord, la plus peuplée et la plus riche du pays.

Dans le sillage de la dégringolade des prix du pétrole dans les marchés mondiaux, les places financières dans les pays de Golfe ont subi le coup. La Bourse de Ryad, la plus importante de la région, dévissait de 7,9%.

La place de Casablanca morfle aussi suite à la paranoïa du Covid-19

La Bourse de Casablanca qui a achevé la semaine du 02 au 06 mars en grise mine, ses deux principaux indices Masi et Madex chutant respectivement de 6,42% et 6,58%, a clôturé la première séance de la semaine sur baisse de ses indices  respectivement de -5,82% à 10 806,41 points pour le premier et -5,95% à 8 790,01 points pour le second. 

Cette situation angoissante qui concerne désormais tous les secteurs de l’économie nationale et internationale est d’autant plus inquiétante que personne ne peut prédire la date de sortie de crise. La preuve, le FMI anticipe que la croissance de l’économie mondiale en 2020 sera inférieure au taux 2,9% de 2019, contre  une croissance de 3,3% annoncée en janvier et ce à cause de l’épidémie. Et au train ou vont les choses, ce n’est pas pour demain la reprise. 

Face à cette situation, le Fonds monétaire international a annoncé que 50 milliards de dollars étaient disponibles, dont 10 milliards qui peuvent être prêtés à taux zéro, pour les pays pauvres et en développement, alors que la Banque mondiale a dévoilé un plan d’urgence de 12 milliards de dollars pour aider les pays à répondre à la menace du coronavirus. 

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