L’ambassadrice US convoquée à Beyrouth, l’exfiltration d’un ex-agent du Mossad en cause

Ancien membre d’une milice supplétive d’Israël, Amer al-Fakhoury s’était exilé il y a plus de 20 ans aux Etats-Unis. A son retour au Liban en septembre, il avait été arrêté et poursuivi par la justice militaire.

Le quinquagénaire avait été relâché lundi, un tribunal militaire déclarant qu’il y avait prescription pour les actes de torture dont il était accusé. Un juge des référés avait toutefois prononcé une interdiction de voyage à son encontre, selon ANI.

Jeudi, le président Donald Trump s’était réjoui du retour aux Etats-Unis du Sieur Fakhoury, indiquant que Washington avait « travaillé très dur pour le faire libérer » et « remerciant » le gouvernement libanais pour sa coopération sur le dossier.

Vendredi, le chef de la diplomatie libanaise Nassif Hitti « a convoqué l’ambassadrice américaine au Liban, Dorothy Shea, pour écouter ses explications sur les circonstances du transfert vers l’étranger d’Amer al-Fakhoury, depuis l’ambassade américaine », selon ANI.

Une source de sécurité libanaise avait indiqué jeudi à l’AFP que l’ex-agent israélien avait quitté le pays à bord d’un hélicoptère ayant décollé de l’ambassade américaine.

A. Fakhoury fut membre de l’ancienne Armée du Liban Sud (ALS), une milice armée et financée par Israël qui a occupé le sud du Liban jusqu’en 2000. Il était l’ancien responsable de la prison de Khiam, établie en 1984 dans une zone du sud libanais alors occupée par l’armée israélienne.

Plus tôt cette semaine, le procureur avait saisi la Cour de cassation militaire pour réclamer un mandat d’arrêt et un nouveau jugement contre le traitre Fakhouri.

Jeudi, Donald Trump a rappelé que A. Fakhoury était atteint d’ « un cancer avancé » et qu’il « pourra avoir sa famille à ses côtés ».

Sa libération lundi a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux au Liban. Et mis en émoi la classe politique pro-résistance. Le verdict avait été critiqué par le Hezbollah, pour qui il aurait été « plus honorable » pour les juges de « soumettre leur démission plutôt que de se soumettre aux pressions qui les ont poussés à cette décision ».

Vendredi, le président du tribunal militaire a présenté sa démission pour dénoncer les critiques le visant en raison du verdict.

 

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