Le Maroc face à Omicron : Une nouvelle « cuvée » qui inquiète ailleurs…

La guerre des chiffres n’en finit pas autour de la pandémie. Ainsi, jeudi, les services de veille de la Santé ont fait état de 9 061 nouvelles contaminations du nouveau coronavirus au Maroc. Ainsi, le total de personnes infectées depuis le début de la crise sanitaire dans le pays a atteint 1 078 002.
On signale aussi 5 313 nouvelles guérisons, portant à 996 047 le nombre total, avec un taux de rémission de 92,4%. Cependant, les chiffres font aussi état de 22 morts au cours de ces dernières 24 heures. Cela porte le nombre de personnes décédées à cause de la Covid-19 15 047, soit un taux de létalité de 1,4%.
Le constat reste donc alarmant. Surtout que le pays compte 66 908 cas actifs sous traitement. Et parmi ce lot, on signale que 562 patients sont dans un état critique, dont 116 nouveaux cas lors des dernières 24h. Pis, 30 sont sous intubation et 199 sous ventilation non invasive. Voilà qui porte le taux d’occupation des lits de réanimation Covid-19 a atteint 10,7%.
On comprend dès lors pourquoi, dans un élan proactif, les autorités ont décidé de recourir aux hôpitaux de campagne déployées dans les régions qui subissent une plus grande pression des contaminations.
Sur le plan vaccinal, force est de rappeler que la campagne continue, même si le rythme a quelque peu faibli, en dépit des appels lancés par les autorités sanitaires. Ainsi, 24 630 999 personnes ont déjà reçu la première dose du vaccin contre la Covid-19, alors que 23 036 874 en ont reçu la deuxième et 4 046 592 la troisième.

Micron fait des petits
On signale ailleurs l’apparition du « BA.2 », nom choisi pour la nouvelle itération du Covid-19, un membre de la famille du variant Omicron. Ce dernier qui semble gagner du terrain suscite déjà l’inquiétude.
Le nom BA.2 signifie qu’il y a également un variant BA.1. Ces deux lignées sœurs sont des représentantes de ce qu’on appelle le variant Omicron. BA.1 est responsable des flambées épidémiques observées un peu partout sur la planète ces derniers temps. Sauf qu’avec le BA.2, la progression semble se faire au détriment du BA.1, comme c’est le cas au Danemark, au Royaume-Uni et en Allemagne. Les scientifiques s’agitent dans les laboratoires pour en avoir le cœur net. Mais tout est question de…temps.
Pour l’heure, l’inquiétude le dispute à l’expectative. Si la lignée BA.2 s’avérait effectivement plus transmissible, elle fait tout de même partie de la famille Omicron. L’hypothèse la plus probable serait donc que cela ne changerait pas fondamentalement la dynamique de la pandémie, laisse-t-on croire. Il n’y aurait alors pas les mêmes progressions que lors du passage de Delta à Omicron… Mais tout cela reste, pour l’heure, au conditionnel…

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