Le récif corallien d’Australie est en grave danger 

Pr Terry Hughes, de l’Université James Cook dans l’Etat du Queensland (nord-est) a annoncé, au terme d’une vaste étude, que la Barrière, qui s’étend sur 2.300 km, avait connu un nouvel épisode de blanchissement en raison de la température trop élevée de l’eau. Il s’agit du troisième blanchiment en cinq ans. 

« Nous avons passé en revue 1.036 récifs depuis les airs au cours de la deuxième quinzaine de mars 2020 pour mesurer l’importance et la gravité du blanchissement des coraux sur toute la Grande Barrière de corail », a déclaré T. Hughes. « Pour la première fois, des phénomènes graves de blanchissement ont été observés dans les trois grandes régions de la Grande Barrière, le nord, le centre et d’importantes portions du secteur sud. »

La température de l’eau dans la région de la Grande Barrière a été en février 2020 la plus élevée depuis le début des relevés en 1900. Morgan Pratchett, professeur à l’Université James Cook, a précisé qu’après ces reconnaissances aériennes, des études sous-marines seraient conduites pour évaluer la santé des récifs. 

La Barrière est aussi menacée par les ruissellements agricoles, le développement économique et par l’acanthaster pourpre, une étoile de mer dévoreuse de coraux.

Le nord de cet écosystème avait déjà subi en 2016 et 2017 deux épisodes sans précédent de blanchissement de ses coraux, poussant Canberra à revoir, en 2019, les perspectives de cet ensemble, les considérant désormais comme « très mauvaises ».

Le gouvernement conservateur de Scott Morrison est accusé de traîner les pieds dans la lutte contre le réchauffement climatique pour ne pas sacrifier la lucrative industrie du charbon qui emploie des milliers d’Australiens.

Le premier épisode de blanchissement des coraux avait été observé sur la Grande Barrière en 1998. Mais la hausse continue des températures, provoquée par le réchauffement climatique, a augmenté la fréquence de la survenue de ce phénomène dévastateur.

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