Le triste record des 28 nouveaux cas enregistrés en 24h porte le nombre des contaminés au Maroc à 143

Un record pour le Royaume ! Ce sont pas moins de 28 nouveaux cas recensés en une seule journée ce lundi 23 mars contaminées au Covid-19. Cette plus forte poussée enregistrée depuis le 2 mars 2020 porte le bilan total de personnes testées positives à 143.

 La veille, le royaume a enregistré un décès supplémentaire. Le nombre de personnes mortes à cause de complications liées au Covid-19 s’élève ainsi à 4, contre 5 guérisons, assure le ministère de la Santé.

Depuis le 20 mars dernier, le pays avait décrété l’état d’urgence sanitaire. Un projet de décret fixant les modalités de cette situation exceptionnelle a été adopté, hier, dimanche 22 mars, par le Conseil de gouvernement.

 Rappelons également que pour faire face à la propagation de ce virus, le Maroc avait décrété, jeudi 19 mars, l’état d’urgence sanitaire, entré en vigueur le lendemain.

Plus de fermeté

La population est appelée depuis à respecter le confinement à son domicile et à limiter ses déplacements, selon des consignes précises énoncées par le ministère de l’Intérieur. Une attestation obligatoire de circulation est délivrée par les autorités compétentes aux citoyens, pour des cas précis.

Des consignes rigoureuses qui ont été bravées dans quelques villes où les autorités ont été obligées d’intervenir pour les faire respecter. Deux interpellations ont eu lieu à Tanger où de pauvres hères incitaient les citoyens à passer outre les consignes de confinement. Des vidéos ont circulé à ce propos et fait réagir le gouvernement. 

 

Réuni dimanche, le Conseil de gouvernement a adopté le projet de décret-loi n°2.20.292 portant promulgation de dispositions relatives à « l’Etat d’urgence sanitaire » et aux procédures de sa déclaration.

Ce projet de décret-loi, adopté conformément aux dispositions de l’article 81 de la Constitution, s’inscrit dans le cadre des mesures préventives urgentes prises par les autorités publiques pour endiguer la propagation du nouveau coronavirus (Covid-19), indique un communiqué du Département du Chef du gouvernement.

Ce projet constitue le cadre juridique pour les autorités publiques en vue de prendre toutes les dispositions adéquates et nécessaires et pour décréter « l’Etat d’urgence sanitaire » dans n’importe quelle région, préfecture, province ou commune, ou à travers tout le territoire national en cas de nécessité, à chaque fois que la sécurité des personnes est menacée par une épidémie ou une maladie contagieuse et que la situation impose des mesures urgentes pour les protéger de ces maladies et limiter leur propagation, ajoute le communiqué.

Au cours de cette période, les autorités publiques peuvent prendre toutes les mesures nécessaires, à travers des décrets, décisions administratives, circulaires ou encore des communiqués, dans le but d’une intervention immédiate et urgente pour parer à tout développement éventuel de la situation épidémiologique ainsi que pour la mobilisation de tous les moyens disponibles pour préserver la vie des personnes et garantir leur sécurité, selon la même source.

En vertu de ce projet, toute violation des instructions et décisions des autorités publiques est passible d’une peine d’un à trois mois d’emprisonnement et d’une amende allant de 300 à 1.300 Dh ou de l’une des deux peines, sans préjudice de la peine pénale la plus lourde, poursuit le communiqué, notant que les mesures prises n’entravent pas la continuité su services public offert aux citoyens.

Par ailleurs, ajoute le communiqué, ce projet permet au gouvernement de prendre, en cas de nécessité absolue, des mesures exceptionnelles urgentes à caractère économique, financier, social ou environnemental, à même de contribuer directement à faire face aux impacts négatifs de l’Etat d’urgence déclaré.

Dans le cadre de “l’Etat d’urgence sanitaire” déclaré, il a été décidé d’interdire les moyens de transport privés et publics entre les villes, à partir de samedi 21 mars à minuit, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Cette interdiction ne concerne pas le transport des marchandises et des produits de base qui s’effectue dans des conditions normales et fluides de manière à satisfaire les besoins quotidiens des citoyens. Elle ne concerne pas non plus les déplacements pour des raisons de santé et professionnelles prouvés par des documents délivrés par les administrations et les établissements, précise le ministère.

 

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