Marche des drapeaux à Al Qods : Le leader du Hamas, I. Haniyeh, menace Israël

Le leader du mouvement islamiste palestinien Hamas a mis en garde dimanche 22 mai contre une marche prévue par des nationalistes juifs dans le secteur palestinien de Jérusalem occupé par Israël, affirmant qu’il emploierait «tous les moyens» pour y faire face.  La marche très controversée «des drapeaux» doit avoir lieu le 29 mai pour marquer la «Journée de Jérusalem», soit l’anniversaire pour les Israéliens de la «réunification» de la Ville sainte, synonyme pour les Palestiniens de l’annexion en 1967 par Israël de Jérusalem-Est, jugée illégale au regard du droit international.

L’itinéraire de la marche qui doit se rendre au mur des Lamentations, site de prière le plus sacré du judaïsme situé en contrebas de l’esplanade des Mosquées, a été provisoirement approuvé par les autorités israéliennes.  Il permet une entrée dans la Vieille ville par la porte de Damas, donnant sur le quartier musulman où se trouve l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam et site le plus sacré du judaïsme sous son nom de Mont du Temple. Mais cet itinéraire ne permet pas un accès à l’esplanade des Mosquées, qui abrite la mosquée Al-Aqsa, point chaud de tensions avec les Palestiniens.
I. Haniyeh a dénoncé des «appels à faire irruption dans la mosquée Al-Aqsa et à organiser une marche des drapeaux».  «Je mets en garde l’ennemi contre la perpétration de tels crimes», a-t-il encore dit. «Nous y ferons face par tous les moyens et nous ne permettrons jamais que la mosquée Al-Aqsa soit violée».  Il s’exprimait lors d’un discours prononcé à l’occasion du premier anniversaire de la dernière guerre entre Israël et le Hamas, au pouvoir dans l’enclave de Gaza sous blocus israélien, déclenchée après une flambée de violences entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes sur l’esplanade des Mosquées.

Ces propos interviennent après que plus de 70 Palestiniens ont été blessés la semaine dernière dans des affrontements avec les forces israéliennes lors de funérailles à Jérusalem, selon des médecins palestiniens. La police israélienne a évoqué des «émeutes violentes» ayant menacé la vie d’officiers.

Quelques jours  plus tôt, la police israélienne s’en était pris au cortège funéraire de Shireen Abu Akleh, journaliste palestino-américaine d’Al Jazeera, tuée lors d’un raid israélien à Jénine, en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

 

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