Niamey accueille la CMA: La hache de guerre enterrée ?

Le président nigérien, qui a plusieurs fois mis en cause le statut de Kidal, qu’il considère comme « une menace » pour son pays, a reçu mardi à Niamey des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad.

Inattendus sont les clichés pris lundi 25 novembre au palais présidentiel, à Niamey, où Mahamadou Issoufou pose au milieu d’une délégation venue de Kidal, au Mali, dont des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), à l’occasion d’une rencontre organisée à l’initiative du président nigérien.

Sur une autre, le chef de l’État sert la main de Mohamed Ag Intalla, secrétaire général du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA, l’un des groupes constituants la CMA). Pourtant, Niamey n’a pas été tendre avec la CMA taxé d’avoir des accointances avec les terroristes qui sèment la mort dans le Sahel, en n’épargnant pas le Niger.
Une réalité que le Président nigérien avait martelé début septembre, à Bamako, où il était reçu par son homologue malien, I.B.K, et qu’il avait encore fait valoir le 14 septembre, lors du sommet de la Cedeao à Ouagadougou.
Des accusations que les responsables de la CMA ont toujours réfutées. La rencontre de mardi, à Niamey, aurait permis de mettre fin au « petit malheureux incident » qui est désormais « clos », a assuré un membre de la délégation au site nigérien ActuNiger.

Outre le chef de l’État nigérien et le secrétaire général du HCUA, un chef militaire du même groupe et le Premier ministre nigérien Brigi Rafini étaient également présents.
Les responsables Touaregs ont séjourné à Niamey « sur invitation du président Issoufou », a assuré une source touarègue à l’AFP.
Cette rencontre à fort potentiel symbolique s’est en outre tenue à la veille d’un Conseil national de sécurité, qu’a préside M. Issoufou.

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