Nucléaire iranien : Téhéran exige le déblocage des milliards de dollars gelés

Si les Américains «ont de réelles intentions (de sauver l’accord), qu’ils libèrent une partie de nos avoirs, par exemple dix milliards de dollars gelés dans des banques étrangères, et les restituent à l’Iran», a déclaré Hossein Amir-Abdollahian samedi dernier dans un entretien à la télévision d’État.
Les pourparlers entre Téhéran et les grandes puissances encore parties à l’accord international sur le nucléaire iranien sont au point mort depuis juin pour relancer ce pacte, torpillé en 2018 par la décision unilatérale des États-Unis de s’en retirer.
Cet accord conclu à Vienne en 2015 offrait à Téhéran un allègement des sanctions occidentales et onusiennes en échange de son engagement à ne jamais se doter de l’arme atomique et d’une réduction de son programme nucléaire, placé sous strict contrôle de l’ONU. Mais après le retrait américain et le rétablissement de sanctions, l’Iran a progressivement abandonné la plupart de ses engagements.
Jeudi, A. Blinken, chef de la diplomatie US, avait indiqué que les États-Unis avaient été «de très bonne foi pendant de nombreux mois» lors des discussions en Autriche, auxquelles ils participent indirectement. «Mais, les Américains ne sont pas disposés à débloquer (les avoirs gelés), afin que nous puissions nous assurer qu’ils ont pris en compte les intérêts du peuple iranien», a rétorqué le chef de la diplomatie iranienne.
Fermeté défensive
Sur un autre plan, l’Iran a levé le voile sur le radar tactique à moyenne portée baptisé Hormuz et le simulateur de système de défense aérienne à longue portée Shams, a rapporté le site iranien Press TV.
Selon le général de brigade Alireza Sabahifard, commandant des Forces de défense aérienne de l’Armée de terre, ce qui rend unique ces systèmes de défense de fabrication nationale c’est leur conception en fonction des menaces du jour, ce qui apporte au pays la possibilité de faire face « aux menaces les plus graves du monde d’aujourd’hui ».
Le général iranien a ajouté que « la fabrication du simulateur de systèmes de défense aérienne à longue portée est plus difficile que celle des autres systèmes de simulation, mais cette capacité a été rendue possible grâce aux travaux effectués au Centre de recherche et d’autosuffisance de l’armée de la République islamique d’Iran. » Rappelant aussi que la Force de défense aérienne de l’armée de la République islamique d’Iran a réussi à construire de nombreux autres systèmes dans ce domaine qui seront dévoilés ultérieurement. « Grâce à d’importants progrès dans la fabrication des équipements militaires effectués par la Force de défense de l’armée de la République islamique d’Iran nous avons notre mot à dire sur le plan mondial », a souligné le général avant de conclure que les équipements militaires de fabrication nationale sont désormais à la pointe de la technologie.

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