Panne de croissance: A. Lahlimi revoit les perspectives de croissance à la baisse !

Se confiant aux médias américains Bloomberg et Reuters, A. Lahlimi a annoncé son intention de revoir jusqu’à un tiers à la baisse ses perspectives de croissance pour l’année de 2020. Ce qui se traduirait par un taux de croissance qui devrait  s’établir aux alentours de 2,2% ou 2,3%, contre les 3,5% initialement prévus. « Les cieux n’ont pas été très généreux cette année », a déploré A. Lahlimi, précisant que les conditions actuelles « suggèrent que nous sommes en trajectoire pour la plus faible croissance en deux décennies ». 

En cause de cette révision à la baisse, l’épidémie du coronavirus qui représente un énorme défi pour le Maroc, fortement dépendant de la demande étrangère et du tourisme international, un secteur vital pour l’économie marocaine. Une panne qui s’additionne à une deuxième année consécutive de sécheresse qui a déjà affecté les récoltes et contribué à pousser la croissance du secteur agricole, qui représente 13% du PIB et emploie 33% de la main-d’œuvre, à son plus bas niveau depuis trois ans. 

Dans le même temps, le Maroc a élargi la fluctuation du taux de change qui s’échange de 2,5% à 5% de part et d’autre d’un prix de référence. Sur ce point le président du HCP a prévu que « d’ici juin seulement, nous nous attendons à avoir une idée claire de l’impact de la flexibilité du dirham sur la gestion des chocs externes ».  La baisse des prix du pétrole et les mesures introduites pour encourager les petites entreprises aideront à atténuer certains des effets de la sécheresse et de la baisse de la demande étrangère. Mais le pire est à craindre. Affaire à suivre.  

 

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