Processus électoral en Palestine : Le Niet du Jihad islamique

Le gouvernement palestinien a décidé d’organiser des élections municipales en 2021, qui comprendront dans sa première phase 387 organes locaux, dont 376 en Cisjordanie, et 11 conseils municipaux à Gaza.
Dans un communiqué publié mercredi, le jihad a répondu a cette proposition de l’Autorité palestinienne en assurant, dans un communiqué, que « toute élection sous occupation constitue une nouvelle distraction et une évasion du droit le plus important, celui de reconstruire le projet national selon une nouvelle stratégie globale, afin de gérer le conflit avec l’ennemi d’une part, et de former une référence nationale pour gérer les affaires intérieures et les élections » précisant qu’un tel objectif ne serait jamais réalisé par les élections, quand bien même les orateurs exagèrent dans leur discours en faisant valoir leur importance.
Pour ce mouvement de résistance, « les circonstances actuelles exigent que chacun se concentre sur la façon de faire face à l’occupation et à son agression, sur la défense de nos détenus dans les prisons de l’occupation, sur la confrontation à la colonisation et la protection du reste du pays, sur la fin du siège injuste imposé à la bande de Gaza, sur la riposte adéquate aux crimes de l’occupation en Cisjordanie et à al-Qods, sur la protection de l’unité du peuple palestinien, et sur le fait de mettre fin au contrôle de l’occupation sur tous les aspects de la vie et des services ». Dès lors,c onclu le mouvement, « la priorité fondamentale de notre peuple et son premier besoin national réside dans la libération de l’occupation. Cela ne sera réalisé que par la résistance et l’escalade de l’Intifada et son développement, et non pas en la contournant par des négociations, des engagements sécuritaires et politiques, et en renforçant les liens économiques avec l’ennemi ».
Plusieurs partis palestiniens ont annoncé leur rejet de l’appel de l’Autorité palestinienne à des élections, soulignant qu’ils ne servent pas les intérêts nationaux collectifs. Il est ainsi du Hamas qui a révélé, lundi 20 septembre, avoir proposé par le biais de ses médiateurs une feuille de route visant à parvenir à un accord d’échange de prisonniers avec l’entité sioniste.
Zaher Jabarin, membre du bureau politique du mouvement, a déclaré dans un communiqué que le Hamas attendait une réponse de l’entité sioniste à sa proposition de feuille de route.
L’autorité d’occupation israélienne a tenté de manière répétée d’associer les conditions de vie difficiles dans la bande de Gaza et une accélération du processus de reconstruction dans l’enclave aux discussions sur la question des captifs aux mains du Hamas, a indiqué Z. Jabarin, cité par le site China.org. « Le Hamas et la direction de la résistance palestinienne ont rejeté de manière répétée les tentatives d’Israël et informé les médiateurs qu’il était impossible d’associer ces deux questions séparées », a-t-il réitéré.

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