Raids israéliens contre Masyaf et Banias : L’armée syrienne active ses S-300

Alon Ben David, correspondant aux affaires militaires de la Treizième chaîne israélienne, a déclaré que « pour la première fois, depuis le début des attaques en Syrie, une batterie russe a tiré un missile S-300 sur des avions de l’armée de l’air israélienne ».

Samedi dernier, le ministère russe de la Défense a révélé que « des chasseurs F-16 israéliens ont tiré 22 missiles sur les sites du Centre de recherche scientifique syrien à Masyaf et sur le port de Banias, et 16 d’entre eux ont été détruits ».

Le chef adjoint du Centre russe pour la réconciliation en Syrie, le contre-amiral Oleg Zhuravlev, a déclaré que « six chasseurs F-16, appartenant à l’armée de l’air israélienne, ont attaqué le 13 mai, entre 20h25 et 20h32 heure locale, les sites du Centre de recherche. » Précisant que « les forces de défense aérienne de la République arabe syrienne ont réussi à détruire 16 missiles et un drone lancés par Israël dans cette agression.

L’officier russe a indiqué que « suite aux frappes aériennes israéliennes, trois soldats syriens et deux employés civils ont été tués, deux soldats syriens ont été blessés et les entrepôts d’équipements spéciaux du Centre de recherche scientifique syrien ont été endommagés ».

Damas a annoncé « 5 martyrs et 7 blessés dans l’attaque israélienne contre la région centrale » et a appelé « l’ONU et le Conseil de sécurité à condamner les attaques d’Israël contre la souveraineté syrienne ».

Idlib se barricade

Au nord de la Syrie, dans la province d’Idlib, Hayat Tahrir al-Cham (HTC), ex-branche d’al-Qaïda en Syrie, a entamé des travaux pour séparer ses zones d’influence de celles des factions soutenues par la Turquie dans la province d’Alep, a rapporté le site web de la télévision libanaise d’information satellitaire al-Mayadeen. Selon des sources locales, HTC utilise des dizaines des véhicules pour creuser des tranchées, ainsi que les personnes kidnappées qui effectuent les travaux de dépoussiérage et élèvent des monticules de terre le long des zones situées au nord d’Idlib, adjacentes aux zones des factions de la milice de l’Armée nationale soutenue par la Turquie.

Les sources ont souligné que « l’objectif de HTC est de séparer ses zones d’influence de celle de Afrine et d’empêcher les opérations de contrebande qui affectent ses intérêts économiques et le financement de son organisation ».

Lesdits travaux vont de la ville d’Atmat, au nord d’Idlib, jusqu’à Deir Ballout, dans la province d’Afrine, au nord-ouest d’Alep, ajoute-t-on. « La profondeur de chaque tranchée dépasse les 4 mètres, et la hauteur des monticules s’élève sur environ deux mètres », précise-t-on.

Selon des sites syriens, des centaines de familles qui vivent dans les zones d’influence de HTC, notamment dans les camps, ont recours pour survivre à la contrebande des produits alimentaires et du carburant depuis les zones contrôlées par les factions turques. Mais leurs membres sont souvent victimes de tirs mortels de la part des miliciens de HTC. Leur dernière victime a été une femme de 30 ans et mère de 4 enfants qui tentait de faire passer du carburant vers le camp d’Atmat où elle vit. Des affrontements ont éclaté par la suite entre les habitants du camp et des miliciens d’un check-point avoisinant.

HTC contrôle l’ensemble du gouvernorat d’Idlib et la province occidentale d’Alep, s’étendant de Maarat al-Naasan, en passant par la ville d’al-Atareb jusqu’à al-Ghazawiya, ainsi que la province nord de Lattaquié, et quelques zones restantes de la plaine d’al-Ghab, à l’ouest de Hama. En face, les forces gouvernementales syriennes contrôlent les zones sud du gouvernorat d’Idlib, s’étendant du village d’al-Ankawi à travers la ville de Kafr Nabl jusqu’à Maarat al-Numan, en plus de contrôler le gouvernorat oriental de la ville de Khan al-Sabil à la ville de Saraqib le long de la route internationale M5 vers la province occidentale d’Alep.

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