Raids israéliens sur Gaza : Vers un embrasement généralisé ?

Dans la soirée du mercredi, une roquette, la seconde cette semaine, a été tirée depuis la bande de Gaza pour s’abattre dans un champ de la colonie israélienne de Sdérot (sud) sans faire de blessés. Les observateurs israéliens ont fait remarquer que le système anti-roquettes Dôme d’acier (Iron Dome) ne l’a pas interceptée. Des éclats de roquette ont toutefois provoqué un incendie dans un appartement.

Des sources des factions de la résistance ont nié au micro de la télévision libanaise al-Mayadeen avoir tiré de nouveaux projectiles depuis la bande de Gaza. Mais l’armée israélienne a mené une série de frappes dans la nuit et il est question de trois explosions qui ont été entendue dans des zones ouvertes dans la bande de Gaza.

Selon des sources palestiniennes, les Israéliens ont bombardé une position de la résistance à l’ouest de Nassirate, une deuxième position des brigades Qassam du Hamas au sud de la ville de Gaza et une troisième position. Il y a eu aussi un tir de char israélien sur un point d’observation à l’est du camp de Boureij au centre de la bande de Gaza. Une fois de plus, assure-t-on, des systèmes antiaériens palestiniens ont ouvert le feu sur les avions israéliens qui effectuaient les raids sur la bande de Gaza. Et des sirènes d’alarme ont été entendues dans les colonies situées dans l’entourage de la bande de Gaza.
Des sources locales gazaouies ont confirmé qu’un missile sol-air a été utilisé en direction des avions israéliens qui menaient les raids. C’est la deuxième fois que ce projectile est utilisé cette semaine.

En réaction à ces frappes israéliennes, quatre autres roquettes ont été tirées sur les colonies israéliennes mais ont été interceptées par le bouclier antimissile Dôme de fer, selon l’AFP. Ces échanges de tirs – les seconds cette semaine et parmi les plus intenses depuis la fin de la guerre de 11 jours entre l’entité sioniste et la bande de Gaza en mai 2021 – interviennent après des heurts ce weekend entre manifestants palestiniens et policiers israéliens sur l’Esplanade des Mosquées de la ville sainte d’al-Qods. Une forte mobilisation des Jérusalémites s’est organisée pour défendre ce troisième lieu saint de l’islam des tentatives de colons juifs de le profaner en y effectuant des sacrifices rituels pour la fête de la Pâque juive.

Le quartier cheikh Jarrah, dans la ville d’al-Qods a été le théâtre de la barbarie des forces d’occupation israéliennes déployées dans ses rues après la cérémonie de rupture du jeûne organisée mercredi par ses habitants palestiniens. Le Croissant rouge palestinien évoque que les soldats israéliens attaquent les Palestiniens à coup de matraque et les aspergent de gaz poivre.

Les policiers de l’occupation israélienne attaquent quotidiennement ce quartier dont les habitants palestiniens sont menacés d’expropriation de leur maison,  mais interdit aux médias de couvrir ces évènements qui ont été, l’an dernier, derrière le conflit de 11 jours qui avaient éclaté pendant le mois de Ramadan.

Les médias israéliens ont rapporté que « l’establishment sécuritaire est prêt à l’éventualité d’une escalade, dans les prochains jours, avec la bande de Gaza ». Toujours selon les médias israéliens,  « l’establishment sécuritaire et militaire craint une poursuite de l’escalade avec la bande de Gaza, après un aube orageux sur le Mont du Temple ».

Plus tôt dans la journée, les forces d’occupation ont pris d’assaut les places de la mosquée Al-Aqsa après les prières de l’aube, usant des tirs de gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc, afin de faciliter les incursions des colons, tandis que des jeunes Palestiniens les ont affrontés avec des feux d’artifice. Un exercice désormais quotidien.  Les forces d’occupation ont expulsé violemment les fidèles et ceux qui se stationnaient dans les places de la mosquée, blessant un grand nombre de personnes piégées à l’intérieur de la salle de prière de Qibli, et ont agressé les équipes de presse , les  expulsant des places de la mosquée Al-Aqsa.

Jeudi, les médias israéliens ont évoqué « une  nuit dure qu’ont connu les habitants de Sderot, après sept mois de calme » soulignant que « depuis le matin, le calme règne dans les environs de la bande de Gaza, toutefois les préparations à toute éventualité d’escalade se font bien sentir ici, ainsi qu’à Sderot et dans les environs de Gaza ».

Pour rappel, les factions de la résistance palestinienne ont tenu, mardi soir 20 avril, une nouvelle réunion dans le bureau de Yahya Sinwar, chef du Hamas, afin de discuter des derniers développements dans la ville d’AlQuds et en Cisjordanie occupée. A la fin de cette réunion, les factions palestiniennes ont annoncé avoir élevé « l’état d’alerte générale » à tous les niveaux, en prévision de « toute nouvelle agression contre la mosquée Al-Aqsa, ou de nouvelles stupidités de la part de l’occupant et des colons ».

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