Réactivation des réseaux de Daech : L’Europe dans la ligne de mire des terroristes

Joe Biden avait annoncé, le 3 février, la mort de l’ancien dirigeant de Daech, Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, qui s’était fait exploser au cours d’une opération des forces spéciales américaines dans le nord-ouest de la Syrie, région sous contrôle de djihadistes. Son décès, ainsi que celui de l’ancien porte-parole du groupe avaient été confirmés par le groupe terroriste le 10 mars.
«Nous annonçons, en nous appuyant sur Dieu, une campagne bénie pour se venger» de la mort du chef de Daech, a déclaré Abou Omar al-Mouhajir, le porte-parole du groupe, dans un communiqué audio diffusé le 17 avril sur la chaîne Telegram leur étant attribuée.

L’organisation terroriste a également appelé ses partisans à reprendre leurs attaques en Europe en saisissant «l’occasion [du] combat entre croisés», en allusion au conflit ukrainien.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Irak et en Syrie voisine et la conquête de vastes territoires, Daech a vu son «califat» autoproclamé atrophié sous le coup d’offensives successives dans ces deux pays, respectivement en 2017 et 2019. Cependant, Daech «maintient une présence largement clandestine en Irak et en Syrie et mène une insurrection soutenue de part et d’autre de la frontière entre les deux pays», selon un rapport de l’ONU publié l’an dernier.

Dans ces deux pays, l’organisation djihadiste conserverait «en tout 10 000 combattants actifs», d’après la même source. Daech a aussi revendiqué des attaques en Afghanistan et au Pakistan et des groupes djihadistes affiliés opèrent également en Afrique. La dernière opération en date a été annoncée contre l’armée libyenne.

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