Résistance irakienne : Les Américains face à une guerre d’usure

Cheikh Kazem Al-Fartousi, porte-parole des Brigades Sayed Al-Chouhada en Irak, a déclaré mercredi 5 janvier à la chaine de télé libanaise Al-Mayadeen que « Washington doit prouver son sérieux pour se retirer d’Irak », ce qui n’a pas été le cas au regard du délai qui leur était imparti. Ajoutant que les attaques « ciblant les forces américaines sont le résultat naturel du fait qu’ils ne sont pas retirées d’Irak », a-t-il souligné, Plus, promet-il, « les opérations militaires contre les Américains en Irak se poursuivront et deviendront plus qualitatives ».
Au lieu de retirer leurs forces de ce pays, les Etats-Unis ont conclu un accord avec le gouvernement irakien de Moustafa al-Kazimi stipulant de mettre fin à leur mission de combat pour la remplacer par une mission d’assistance logistique et de formation des forces armées irakiennes. Les 2.500 militaires américains et les 1.000 autres de la coalition se trouvent toujours dans ce pays.
Cette décision est contraire à la résolution qui avait été votée par le parlement irakien en janvier 2020, au lendemain de l’attaque américaine meurtrière qui a coûté la vie au dirigeant du Hachd al-Chaabi Abou Mahdi al-Mohandes et au chef de la force al-Qods des gardiens de la révolution iranienne le lieutenant général Qassem Soleimani.
Des roquettes ont visé mercredi 5 janvier la base aérienne d’Ain al-Assad, qui abrite les forces américaines, dans la province d’al-Anbar, dans l’ouest de l’Irak. Plus tard dans la journée, le site d’information irakien Shafaq News a déclaré que les roquettes avaient atterri près de la base aérienne, ajoutant que « l’attaque a activé le système de missiles C-RAM de la base ».
Un responsable de la coalition dirigée par les États-Unis a déclaré à Reuters que cinq roquettes avaient atterri près de la base d’Ain al-Asad, ajoutant que l’attaque n’avait fait aucune victime. Reuters a également cité des responsables militaires irakiens disant que les obus tirés étaient des roquettes Katioucha.
La base aérienne d’Ain al-Assad a été ciblée par deux drones chargés d’explosifs mardi 4 janvier, mais ils auraient été abattus par les défenses aériennes irakiennes alors qu’ils s’approchaient de la base. Et lundi, les militaires US ont abattu deux drones piégés visant un centre américain dans l’aéroport de Bagdad.
Ces derniers mois, des dizaines de tirs de roquettes ou des attaques aux drones piégés ont visé les troupes et intérêts américains en Irak. Les attaques sont systématiquement imputées par les États-Unis aux factions irakiennes des Hachd al-Chaabi.

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