Tension entre Washington et Téhéran: D. Trump souffle le chaud et le froid

Depuis Tokyo, Donald Trump a annoncé lundi 27 mai sa volonté d’engager des pourparlers avec Téhéran lequel l’appelle également de ses vœux. Il a précisé ne pas vouloir que «des choses terribles se produisent».

Après une rencontre avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe à Tokyo, l’hôte de la Maison Blanche a évoqué la possibilité de négociations avec Téhéran, selon l’Associated Press.
«Le Premier ministre m’en a déjà parlé et je crois que l’Iran veut négocier. Et s’il veut négocier, nous voulons aussi négocier […] Personne ne veut que des choses terribles se produisent, en particulier moi», a-t-il déclaré.
Le Président US a aussi assuré ne pas chercher «un changement de régime» en Iran.

Les tensions américano-iraniennes sont montées d’un cran suite à la décision des États-Unis de reconnaître les Gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste.
Le Conseil suprême iranien de sécurité nationale avait réagi à son tour en qualifiant le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) d’organisation terroriste et les États-Unis d’«État sponsor du terrorisme».
Les États-Unis ont par la suite déployé au Moyen-Orient un navire de guerre transportant des véhicules, notamment amphibies, et une batterie de missiles Patriot, ainsi qu’un porte-avions.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a déclaré que l’envoi de renforts militaires américains au Moyen-Orient était une «menace pour la paix internationale».
«L’accroissement de la présence américaine dans notre région est très dangereux et constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales à laquelle il faut faire face», a-t-il déclaré, lors d’une visite au Pakistan.

Expliquant que l’Iran cherchait à tisser des relations équilibrées avec ses voisins du Golfe, le ministre iranien des Affaires étrangères a proposé d’échanger avec eux des garanties de non-agression.
Il a également assuré que Téhéran se défendrait contre tout «effort de guerre» dirigé contre lui.

Pour rappel, Washington a durci les sanctions contre Téhéran.
Fin avril, la Maison-Blanche a annoncé qu’à partir du 2 mai il n’y aurait pas d’exemption pour les importateurs de pétrole iranien.Ce qui a poussé l’Iran a affirmer le 8 mai qu’il cessait d’appliquer plusieurs points du Plan d’action global commun (JCPOA), notamment ceux ayant trait à ses réserves d’eau lourde et d’uranium enrichi.
Il a souligné qu’il ne se sentait plus lié par les limitations imposées par le document.

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