Trafic du «bois de rose»:  Des ravages en Casamance 

Une enquête de la BBC révèle que la Gambie a exporté plus de 300.000 tonnes de bois de rose, provenant en majorité du Sénégal, vers la Chine, depuis 2017. Le pillage systématique des forêts du sud du Sénégal n’en finit plus au risque de rendre désertique la région.

D’après l’Institut d’Etudes de Sécurité basé à Dakar, un million d’arbres ont été abattu illégalement, soit un tiers des forêts de la région de Casamance. La situation s’est aggravée depuis une dizaine d’années, notamment à cause de l’augmentation de la demande de bois de rose en Chine, où il est très prisé pour la fabrication de meubles de luxe.

Le bois est transporté de la région de Casamance vers la Gambie voisine pour ensuite être exporté en Asie. Un trafic qui a fait de la Gambie le deuxième exportateur africain de bois de rose vers la Chine alors que ses forêts sont presque entièrement décimées. La valeur de ces exportations est estimée à près de 300 millions de dollars au cours de ces six dernières années.

Des accords internationaux sont pourtant censés protéger le bois de rose. Le Sénégal et la Gambie sont tous les deux signataires de la convention sur le commerce international des espèces de faunes et flores menacées d’extinction.  Une convention qui doit soumettre les pays à une réglementation très stricte sur les exportations. Mais qui, selon de nombreuses ONG, est loin d’être respectée.

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