Ankara et Moscou coordonnent dans le ciel syrien : Mezzah, cible de missiles isréaliens

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Plusieurs fortes explosions ont touché l’aéroport militaire de Mezzah situé aux abords de Damas, a annoncé vendredi la télévision publique syrienne. L’armée syrienne a accusé Israël d’avoir tiré des missiles sur l’aéroport et mis en garde Tel Aviv des répercussions de cette agression «flagrante ».
Selon l’armée, citée par la télévision publique syrienne, plusieurs roquettes ont été tirées d’un secteur situé près du lac de Tibériade dans le nord d’Israël juste après minuit. Les roquettes ont atterri sur le site de l’aéroport qui fait office de .base aérienne stratégique, utilisée principalement par la garde républicaine syrienne, corps d’élite en charge de la protection de la capitale.
Ce n’est pas la première fois que l’armée israélienne cible des objectifs militaires syriens. Histoire non seulement d’endiguer, comme le soutient Tel-Aviv, la force grandissante du Hezbollah, dopé militairement par sa participation aux combats en Syrie, mais aussi de prêter main forte aux groupes rebelles qui endurent une mauvaise passe depuis la reprise d’Alep par l’armée syrienne.
Quoi qu’il en soit, c’est en voulant se présenter comme acteur agissant aussi sur la scène syrienne que l’entité sioniste se permet de multiplier ses forfaits militaires… Alors que Moscou tente, avec Ankara et Téhéran, de déplacer le centre de gravité de la crise syrienne vers le terrain des négociations. En tout cas, l’entente russo-turque, de circonstance, a conduit les armées des deux pays à se mettre d’accord sur des mécanismes de « coordination » dans l’occupation du ciel aérien. Pour éviter que les raids qui visent les cibles terroristes n’opposent les chasseurs et bombardiers des deux pays.
Des délégations des deux pays se sont rencontrées à Moscou et ont signé un document qui « définit les mécanismes pour se coordonner et coopérer » et « empêcher des problèmes lorsque des avions et des drones se trouvent dans l’espace aérien syrien », a déclaré le ministère russe de la Défense. Une coordination qui s’inscrit en droite ligne des approches de Moscou et Ankara qui soutiennent, ensemble, depuis le mois dernier un cessez-le-feu entre le gouvernement syrien et les groupes rebelles, entré en vigueur le 30 décembre. Mais cela n’empêche pas l’armée syrienne de persister à faire pression sur les groupes terroristes, Al-Nosra en tête, pour régler le problème de la guerre de l’eau dont pâtit Damas depuis que la rébellion qui sévit dans les villages de Wadi Barada a détruit les installations ad hoc… Et de pousser le processus de réconciliation vers de nouveaux horizons, notamment dans la Ghouta, banlieue de Damas. Idem dans la région d’Alep où des observateurs prêtent à la rébellion des prétentions encore plus belliqueuses que les simples tirs de roquette sur la ville.

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