Antidopage: A cause de la nonchalance du ministère du sport, l’athlétisme marocain sous étroite surveillance….

L’athlétisme marocain a été ,avec le Nigeria classé par l’Unité d’Intégrité de l’Athlétisme, en catégorie des pays qui présentent le haut risque en matière de dopage. La responsabilité incombe aux pouvoirs publics notamment le ministère de la Jeunesse et des Sports qui brille par sa nonchalance. C’est ce que le rapport de l’AUI a insinué.

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Antidopage: A cause de la nonchalance du ministère du sport, l’athlétisme marocain sous étroite surveillance….

’Malgré des efforts significatifs de la Fédération marocaine pour mettre en place un programme national antidopage, plusieurs problèmes au niveau national n’ont pas été traités. La menace du dopage au Maroc reste importante et l’AIU estime que le pays doit en faire plus face à cette menace, avec l’aide des autorités marocaines’’.

Le message est on ne peut plus clair : Le département gouvernemental chargé du sport est responsable de cette classification de l’athlétisme marocain. Comment le Maroc, considéré parmi les premiers pays à signer la convention internationale de l’UNESCO de Lutte contre le dopage en 2005 et ratifiée en 2009 voire publiée au Bulletin Officielle en 2011, demeure à la traîne. Et pourtant, on a adopté une législation spécifique en la matière avec la promulgation en 2017 d’une loi sur la lutte contre le dopage et le décret d’application avait déjà vu le jour en 2019. 

El Hassan Abyaba, ministre de la Culture, de la jeunesse et des Sport, Porte parole du gouvernement et Abdessalem Ahizoune, président de la FRMA
El Hassan Abyaba, ministre de la Culture, de la jeunesse et des Sport, Porte parole du gouvernement et Abdessalem Ahizoune, président de la FRMA

Une loi qui exige une lutte effective contre le dopage dans tous les sports avec la mise en place d’une Agence Marocaine pour ce faire. Mais avec le ministre Abyaba qui porte plusieurs casquettes gouvernementales, la lutte contre le dopage semble être sans dernier souci. Preuve en est-il ses exposés sommaires sans vision devant les députés des deux chambres de l’hémicycle marocain pour le compte de la loi des finances 2020. Pas le moindre rond dans la morasse budgétaire pour la lutte contre le dopage, la violence et les incivilités dans les enceintes sportives. Mais le ministère accorde des milliards pour l’évènementiel au lieu d’injecter l’argent dans le développement du sport.

Au Maroc , la seule fédération sportive qui a son propre programme national antidopage depuis 2013, est la Fédération Royale Marocaine d’Athlétisme. Les efforts de cette fédération sportive qui est présidée par une référence mondiale en management lui ont valu des éloges des instances internationales et, qui l’année dernière , la Fédération Internationale d’Athlétisme a rendu un vibrant hommage au président de la FRMA, Abdessalem Ahizoune, qui a eu droit à la plaque de mérite. Mais tous ces efforts de la FRMA ont été gâchés par la négligence du ministère du sport qui devient de plus en plus un département problème du fait qu’il n’est pas une véritable puissance publique qui régule. Un ministère qui à sa tête, un politicard qui intervient comme un éléphant dans un magasin de porcelaine !

 

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