Appel au meurtre : Nos barbus ont du cran : un mea culpa tardif !

0 133
Quel toupet ! L’ancien salafiste djihadiste qui s’est recyclé dans la jeunesse du PJD est revenu à la charge pour présenter ses plates excuses. Des excuses qui sonnent creux lorsqu’on sait qu’un appel au meurtre, condamnable moralement et, faut-il le rappeler, légalement aussi, équivaut à un coup de feu déjà parti. A moins d’un miracle, il est difficile de pouvoir juger où et quand le projectile finira sa course folle. Quant aux cibles, nul besoin de rappeler que l’écervelé de nos barbus qui se présentent sous les oripeaux de la modération les a déjà désignées à la vindicte populaire. Il s’agit de tous ceux qui s’opposent au PJD et n’hésitent pas à le critiquer pour ce qu’il a fait durant les cinq dernières années au cours desquelles son leader Abdelilah Benkirane a pu monter une coalition des plus bigarrée pour cogérer les affaires du pays. Et ce qu’il nourrit comme ambitions rétrogrades pour une nation qui ambitionne d’en découdre avec le sous-développement qui massacre le pays et ravage les esprits.
En faisant son mea culpa, le sinistre Omar Senhaji, celui qui a appelé à dresser les gibets pour pendre haut et court tous les anti-PJD cherche plus à faire parler de lui (encore !) qu’à se faire oublier. Que l’on nous permette de douter de sa volonté de se faire pardonner. D’autant plus que des voix parmi les cadors du PJD ont volé à son secours, deux députés Pjdistes au moins ont pris sa défense au nom du « respect de la liberté d’expression ». A ce rythme là, nul ne serait condamné dans ce pays (en lutte contre le djihadisme, faut-il le rappeler ?) si jamais il ferait le panégyrique de Daech et reproduirait sa littérature qui appelle au meurtre, à l’identique du discours relayé par le misérable hère de la jeunesse Pjdiste. Autant dire qu’au sein des « idéologues » du PJD, et ils occupent le terrain médiatique comme le démontrent les fameuses chroniques de Hami Eddine où encore les joutes de Maa El Ainine, on se plait à se jouer des principes de droit universels pour s’arroger tous les droits… Tout en privant les autres, tous ceux qui démontent l’archéologie de leur pensée, des mêmes droits consacrés par la communauté internationale. Nul besoin de rappeler ici les fameux « cahiers des charges » d’un M. El Khalfi, ni les campagnes hargneusement subversives menées contre les créateurs et artistes de ce pays qui n’ont commis aucun tort si ce n’est de dire la réalité et d’empêcher leurs semblables de continuer à tourner en rond. Une rupture que le PJD s’acharne à en priver le pays en idéologisant l’Islam et en instrumentalisant les préceptes d’une religion qui sacre et consacre la liberté… Y compris de conscience. De ce débat-là, nos islamistes s’astreignent à priver la société marocaine demanderesse (il suffit d’évaluer les questionnements exprimées sur les antennes de la plus écoutées des radios nationales) tout en basculant dans la facilité : en sacralisant le dogme et ce qui gravite autour.
En somme, si pardon doit être formulé dans la perspective de son acceptation par la majorité des Marocains, il doit provenir des instances dirigeantes du PJD. Doit-on les mettre au défi de le faire habitués qu’ils sont à triturer la fibre cultuelle des Marocains pour s’assurer d’un réel poids symbolique dans le pays ? La question mérite d’être soulevée… A l’heure où nos prières convergent vers la préservation de l’acquis dont se prévaut la nation : sa stabilité. Dès lors, tout double jeu auquel nous ont habitués les « Frères Musulmans » et ceux qui s’agitent dans leur galaxie doit être banni. Au PJD de convaincre en adoptant des positions plus crédibles que celles exprimées par des cadres qui sont loin d’être des « outsiders ».

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus