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Appui de Madrid au Plan d’autonomie du Sahara : Le fruit d’« une vision d’Etat », affirme P. Sanchez

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Cette position s’inscrit dans une « vision d’Etat pour apporter la stabilité à l’ensemble de la région » et répond à une dynamique internationale en faveur de l’approche adoptée par le Maroc, a-t-il affirmé devant les députés du Congrès.

Cette position « est conforme à celle de nos partenaires européens et de nombreux autres pays », a fait observer le chef de l’exécutif espagnol, rappelant que « la France soutient la proposition du Maroc depuis des années, et d’autres pays importants comme l’Allemagne, les États-Unis et les Pays-Bas s’y rallient ». La Commission européenne (CE) et le chef de la politique étrangère de l’UE ont également exprimé leur soutien à la proposition marocaine, a ajouté P. Sanchez, faisant remarquer qu’ « après tant de décennies de conflit, de nombreux pays reconnaissent que l’autonomie est la proposition la plus réaliste »

L’Espagne ne veut pas être un « simple spectateur » vis-à-vis du conflit du Sahara, a-t-il assuré, avant de conclure qu’en Espagne « nous devons comprendre après 46 ans qu’il est nécessaire de faire évoluer nos positions et de privilégier un cadre de dialogue pour une solution concertée », a-t-il conclu.

Alger brûle ses vaisseaux !

Face à cette nouvelle dynamique maroco-espagnole, le voisin algérien qui n’arrive pas à en digérer les conséquences a choisi de faire monter les enchères. En décidant la dénonciation de l’accord d’amitié qui la lie à l’Espagne.

A Madrid, on tente de ne pas insulter l’avenir. L’exécutif ibérique a regretté l’annonce de la présidence algérienne de suspension du traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération, conclu le 8 octobre 2002 entre les deux pays, indique le ministère espagnol des Affaires étrangères dans une déclaration, selon des sources diplomatiques ibériques.

«Le gouvernement espagnol réaffirme son plein attachement au contenu du Traité et aux principes qui le sous-tendent, reflétés dans son préambule et en particulier le strict respect des buts et principes de la Charte des Nations unies et les principes du droit international en tant qu’éléments fondamentaux pour le maintien de la paix, de la sécurité et de la justice dans la société internationale», précise le texte du département dirigé par J. M. Albares.

Le texte a également mis l’accent sur l’impératif du respect «des principes d’égalité souveraine des Etats, de non-ingérence dans les affaires intérieures et le droit international des peuples à disposer d’eux-mêmes», ajoute-t-on.

L’exécutif espagnol considère toujours l’Algérie «comme un pays voisin et ami et réitère son entière disponibilité à continuer à entretenir et à développer les relations privilégiées de coopération entre les deux, au profit des deux peuples».

Cet après-midi, la présidence algérienne a estimé que le soutien, réitéré ce mercredi par P. Sanchez au plan marocain d’autonomie au Sahara, constitue «une violation de la légalité internationale».

Le traité d’amitié entre l’Algérie et l’Espagne a été conclu le 8 octobre  2002, à l’occasion d’une visite officielle à Madrid, du président défunt Abdelaziz Bouteflika. En novembre 2003, le Premier ministre, José Maria Aznar, se rendait à Alger pour sceller l’amitié entre les deux Etats, rappelle-t-on.

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