Après la grâce royale partielle: Des peines de prison contre des manifestants du Hirak

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Présenté devant la Justice, pas moins de seize personnes ayant pris part à la manifestation du 20 juillet à Al Hoceima, ont écopé de peines allant de 4 mois à 1 an de prison. Seuls quatre ont été acquittés. Cela s’est déroulé lundi 31 juillet au soir au sein du tribunal de première instance d’Al Hoceima qui a prononcé les condamnations. Dans le détail, quatre prévenus ont écopé d’un an de prison ferme, trois ont été condamnés à 6 mois de prison ferme, trois autres à quatre mois ferme, tandis que 6 manifestants ont été condamnés à quatre mois de prison avec sursis, affirme la défense. La Cour a par ailleurs acquitté quatre autres prévenus.
Pour rappel, ces verdicts interviennent 48 heures après la grâce royale accordée par le roi Mohammed VI à quelques dizaines de militants du Hirak, dont l’icône féminine du mouvement Silya Ziani.
Par ailleurs, force est de rappeler que Nacer Zefzafi qui devait répondre, hier, devant la justice casablancaise, des charges retenues contre lui a vu son audience reportée. Motif invoqué par la défense pour justifier ce report reste lié à de nouveaux éléments intervenus dans l’enquête menée en parallèle dans le dossier du journaliste tribun Hamid El Mahdaoui. Il s’agirait probablement d’un transfert d’argent vers le Hirak et ses leaders depuis l’étranger. Le directeur de publication d’Al Badil est poursuivi en vertu d’un article du Code pénal, et d’un autre du code des libertés publiques, pour incitation des citoyens à enfreindre la loi en manifestant. Il encourt jusqu’à 5 ans de prison ferme, et 50 000 dirhams d’amende.

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