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Après l’UNRWA, D. Trump s’attaque à l’OMS ! 

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Alors que les USA enregistrent le pire bilan quotidien mondial avec près de 2.000 nouveaux morts, chiffre qui serait inférieur à la réalité au motif que nombre de morts ne sont pas encore testés, le président américain s’en est pris avec virulence à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mardi 7 avril, l’accusant d’être trop proche de la Chine et de mal gérer la pandémie du coronavirus. Ces critiques ont été rejetées aussitôt par l’ONU. « L’OMS s’est vraiment plantée », a tweeté le président de la première puissance mondiale au moment où les Etats-Unis ont dépassé la barre des 11.000 morts liés au Covid-19.

« Etrangement, ils sont largement financés par les Etats-Unis et pourtant très centrés sur la Chine. Nous allons nous pencher avec attention sur le dossier », a-t-il ajouté. Ce qui s’est traduit par le gel du financement de l’Organisation mondiale. 

« Heureusement, j’ai rejeté leur conseils initiaux de laisser nos frontières avec la Chine ouvertes. Pourquoi nous ont-ils donné une recommandation aussi erronée ? », a-t-il conclu. Les Etats-Unis sont le pays du monde qui compte, de très loin, le plus grand nombre de cas officiellement déclarés de Covid-19.

Lors de son point-presse quotidien, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a rejeté ces critiques contre son agence spécialisée dans la santé, sans parler toutefois de ses liens avec la Chine. « Pour le secrétaire général[Antonio Guterres], il est clair que l’OMS sous la direction du docteur Tedros Adhanom a fait un énorme travail sur le Covid-19 en soutenant des pays avec l’acheminement de millions d’équipements médicaux et avec de la formation », a-t-il dit.

« L’OMS a montré la force du système de santé international », a également jugé le porte-parole, en rappelant « l’énorme travail » réalisé dans le combat contre Ebola en République démocratique du Congo et les pays voisins, sous la direction de Tedros Adhanom et « en mettant ses équipes en première ligne ».

Un mémo accablant pour D. Trump ! 

Cette attaque en règle contre l’OMS intervient au moment même où un mémo révèle, via des médias US, que l’administration Trump avait été informée dès fin janvier d’un risque de grave de pandémie.

Le premier avertissement remonte au 29 janvier. Alors que des cas de coronavirus commencent à être recensés un peu partout dans le monde, le conseiller au Commerce Peter Navarro prévient la Maison Blanche : « L’absence de protection ou de vaccin laisserait les Américains sans défense en cas d’épidémie de coronavirus. » 

Dans ce premier mémo, le conseiller au Commerce évoque la mise en péril de la vie d’un demi-million d’Américains. Deux jours plus tard, D. Trump ordonne la fermeture des frontières avec la Chine, mais il continue de minimiser les risques. Le président assure même que le virus va disparaître de lui-même.

Alarmé, P. Navarro rédige une deuxième note interne le 23 février dans laquelle il évoque la probabilité accrue d’une pandémie et observe : « Des centaines de millions d’Américains pourraient être infectés, ce qui pourrait entraîner la mort de 1,2 million de personnes ». Le conseiller au Commerce demande que 3 milliards de dollars soient immédiatement dégagées pour organiser la prévention et les diagnostics, autrement dit, pour produire des tests de dépistage. Aucune mesure n’est prise en ce sens.

Le 21 mars, soit un mois plus tard, le cap des 300 morts est franchi aux Etats-Unis. D. Trump déclare alors : « J’aurais aimé que l’on nous prévienne plus tôt. Nous ne savions pas ce qui allait se passer ». Le pays a enregistré au total plus de 12 000 décès.

Invitée sur CNN, Nancy Pelosi n’a pas mâché ses mots. Alors que le nombre de cas a dépassé cette semaine les 100 000, avec plus de 2 000 décès, pour elle, D. Trump est tout simplement responsable de la mort de dizaines d’Américains. « Son déni de la situation au début a coûté des vies. Qu’il mette autant de temps à envoyer les équipements là où il faut coûte des vies. Pendant que le président gesticule, des gens meurent ».

La cheffe de la majorité démocrate critique également les déclarations du président sur un retour à la normale pour Pâques. « La priorité devrait être d’empêcher des décès supplémentaires, plutôt que de tout rouvrir. Nous vivons une tragédie dont on ignore même l’étendu parce qu’on n’a pas assez de tests ! », s’est emportée l’élue démocrate.

N. Pelosi est revenue par ailleurs sur le plan de 2.000 milliards de dollars d’aide à l’économie signé cette semaine, estimant qu’il faut faire plus, notamment pour les Etats les plus touchés comme New York.

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