Assassinat ciblé en Israël: Basil al-Araj, icône de la résitance liquidée

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Tel-Aviv s’accommode peu des appels de la communauté internationale à la retenue. Depuis l’ascension de Donald Trump au perron de la Maison Blanche, l’entité sioniste se croit tout permis. Si la criminalisation des membres actifs de l’association BDS est d’ores et déjà chose faite, la Knesset ayant voté l’interdiction d’entrée en Israël des partisans du boycott (qui fait mal à l’économie israélienne), c’est un autre seuil de la barbarie qui vient d’être franchi par les services israéliens qui bénéficient du feu vert des politiques pour liquider physiquement tous les opposants palestiniens. Il en va ainsi de Basil al-Araj, 31 ans, militant et écrivain palestinien poursuivi par Israël depuis près d’un an. Il a été exécuté hier par les forces d’occupation, lors d’une attaque de son domicile à el-Birehn, avant l’aube. Al-Araj, originaire du village de Walaja, près de Bethléem, a riposté et résisté aux forces d’invasion pendant deux heures avant que les soldats de l’occupation se ruent dans la maison où il séjournait et l’abattent à bout portant. Ils ont ensuite emmené son corps dans un lieu non révélé.
Al-Araj, écrivain et militant impliqué dans un large éventail de luttes populaires palestiniennes pour la libération, faisait partie des jeunes palestiniens qui se consacraient à la revitalisation du mouvement palestinien de libération nationale. Il faisait partie des 6 jeunes libérés des prisons de l’Autorité palestinienne après près de 6 mois de détention, et après une grève de la faim ; Al-Araj et un autre jeune avait été arrêté en avril, dans ce qui a été présenté comme une victoire de la coordination sécuritaire entre l’AP et Israël. Pendant leur détention dans les geôles de l’AP, ils ont subi des mauvais traitements et des tortures par les forces sécuritaires.
Après que leur grève de la faim et une médiatisation de leur affaire, dont des protestations après les articles sur leurs tortures, ont entraîné leur libération, quatre des jeunes – Mohammed al-Salameen, Seif al-Idrissi, Haitham Siyaj, et Mohammed Harb – ont été arrêtés par les forces israéliennes d’occupation. Ils ont été incarcérés sous le régime de la détention administrative, emprisonnement sans inculpation ni procès.
L’exécution extrajudiciaire de Basil al-Araj est encore un autre exemple de l’utilisation continue des « raids d’arrestation » pour assassiner les Palestiniens en lutte, dont le meurtre d’Abdullah Shalaldeh à l’hôpital et celui de l’ancien prisonnier Muataz Washaha. Elle met également en lumière, une fois encore, la réalité dévastatrice et mortelle de la « coordination sécuritaire » entre l’occupation israélienne et l’Autorité palestinienne pour les Palestiniens luttant pour leur libération, poursuivis et emprisonnés par cette coordination jusqu’à être exécutés.

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