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Au sommet de la CICA : Moscou dénonce l’OTAN déstabilisateur en Asie

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« À notre regret, la situation géopolitique dans la région demeure compliquée ce qui empêche d’y installer un système de coopération et d’intégration multilatérale. Nous constatons des tentatives ciblées d’’échauder’ la situation, de torpiller des mécanismes en place de coopération entre les États. Des structures étroites et exclusives, créées dans la logique de la guerre froide et de la politique de dissuasion, y apportent leur obole », a déclaré Sergueï Lavrov. Le chef de la diplomatie russe a rappelé « la volonté de l’Alliance atlantique de redéployer, après son retrait d’Afghanistan, ses forces dans d’autres zones de la région, que ce soit l’Asie centrale, l’Asie du Sud ou du Sud-Est, et, du même coup, d’orienter vers ces zones des flux de réfugiés afghans, fait partie de ces mêmes efforts ».
Le ministre russe a estimé que l’Otan cherchait à se déresponsabiliser des conséquences des 20 ans de sa présence en Afghanistan et des expériences menées dans ce pays pendant cette période.« La résolution des problèmes est rejetée sur la communauté internationale, au premier chef sur les voisins de l’Afghanistan »,a-t-il signalé.
Après que les États-Unis et l’Otan ont entamé en mai le retrait de leurs forces d’Afghanistan, les Taliban sont passés à l’offensive. Le 15 août, ils sont entrés dans Kaboul et ont annoncé avoir pris le contrôle du pays.Fin août, les États-Unis ont achevé l’évacuation de leurs ressortissants et des Afghans ayant collaboré avec eux et sont définitivement partis du pays.
La Conférence pour l’interaction et les mesures de confiance en Asie (CICA) est un forum international créé à l’initiative du Kazakhstan en 1992 en vue de former les conditions propices au dialogue, à la prise de décisions et à la réalisation de mesures en matière de sécurité en Asie.
La CICA réunit actuellement 27 pays d’Asie. Neuf pays et cinq organisations internationales participent à ses réunions en tant qu’observateurs. Depuis 2014, elle siège dans la capitale du Kazakhstan, Noursoultan.
Simulacre de guerre
Deux bombardiers stratégiques américains B-1B Lancer, capables de porter des armes nucléaires et transférés depuis la base aérienne de Dyess au Texas, ont accompli une mission dans l’espace aérien de la Lituanie, a annoncé le commandement de l’US Air force en Europe.
Alors que les avions se trouvaient près des frontières russes, les équipages sont entrés en interaction avec des contrôleurs aériens lituaniens qui les ont dirigés vers des cibles simulées.
L’US Air Force en Europe a précisé que cette mission avait eu pour but d’améliorer la préparation et l’interopérabilité avec les alliés pour coordonner des frappes aériennes en vue de soutenir des forces terrestres.
Les avions ont décollé de la base de la Force aérienne royale de Fairford, en Angleterre, et ont patrouillé une zone frontalière russe à proximité de la région de Kaliningrad puis sont revenus à la base après s’être ravitaillés en Allemagne.
Le commandement des forces américaines en Europe avait précédemment annoncé l’arrivée de bombardiers B-1B Lancer, d’équipement de soutien et de personnel du 9e Escadron expéditionnaire à la base britannique de Fairford pour exécuter une mission de la Force opérationnelle de bombardement prévue de longue date.
De telles missions sont menées depuis 2018 et consistent en des rotations de B-1B Lancer, de B-52 Stratofortress et, plus récemment, de B-2 Spirit. Elles permettent aux équipages américains de se déployer sur des aérodromes inconnus et de coopérer avec des alliés afin d’améliorer l’état de préparation.
Les vols d’avions militaires étrangers le long des frontières russes sont devenus une routine ces derniers temps. Fin septembre, le ministère russe de la Défense a annoncé en avoir repéré 79 (67 avions-espions et 12 drones) en une semaine.
Au mois de mars, deux B-1B de l’Armée de l’air des États-Unis avaient déjà survolé la mer Baltique en direction des frontières russes. Un chasseur Su-27 avait été alors dépêché pour les empêcher de violer la frontière.

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