Axa crédit: Une année difficile…

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Au terme de l’année 2016, l’encours net d’AXA CREDIT enregistre une baisse de 7,7% pour s’établir à 1 658,8 M Dhs, intégrant le repli de 7,4% des crédits de trésorerie et à la consommation à 1 558,6 M Dhs (94% de l’encours) ainsi que de 21% des autres crédits à 72,8 MDH.
En revanche, les crédits à l’équipement se renforcent de 0,5 MDH à 7,0 MDH en 2016. Parallèlement, le portefeuille de refinancement recule de 3,7% à 1 609,4 M Dhs, principalement sous l’effet de la baisse de 85,6% des titres de créances émis à 25,4 MDH. Les dépôts de la clientèle se déprécient, quant à eux, de 18,2% à 10,4 MDH tandis que les dettes interbancaires progressent de 6,2% à 1 573,6 M Dhs (97,8% du portefeuille).
Au volet opérationnel, le PNB se dégrade de 13,2% à 112,2 MDH. Cette évolution s’explique par la baisse de 33,8% de la marge sur commissions à 14,3 MDH et de 7,5% de la marge d’intérêt à 97,4 M Dhs, combinée à une dégradation de 77% autres produits nets bancaires à 572 100 Dhs (contre 2,5 MDH en 2015). De leur côté, les charges générales d’exploitation s’allègent de 1,2% à 74,7 MDH consécutivement à la baisse de 16,9% des charges externes et de 17,1% des autres charges d’exploitation à 5,8 MDH. Suite au repli du PNB, le coefficient d’exploitation se dégrade de 8,8 points à 66,3%. Le résultat d’exploitation non bancaire enregistre, quant à lui, une dépréciation de 5,2 MDH à 246 300 Dhs.
Au volet risques, les créances en souffrance ressortent en hausse de 6,4% à 410,5 MDH (+2 points du taux de contentieux à 20,2%) tandis que les provisions y afférentes augmentent de 14,8% à 373,7 MDH (+6,6 points du taux de provisionnement à 91%). Pour sa part et face à la montée du niveau d’impayés, le coût du risque se dégrade de 76,5% à 114,1 MDH.
Au vu de ces évolutions, le déficit d’AXA CREDIT pour l’année 2016 se détériore de plus de 76% ressortant à -89,8 MDH en ligne avec l’avertissement sur les résultats émis le 20/01/2017. Afin de remédier à cette situation de dégradation de ses fondamentaux, un plan d’optimisation a été mis en place en milieu d’année 2016 et a porté sur 4 priorités : la croissance sélective, l’efficacité opérationnelle, le renforcement des fonds propres ainsi que l’accélération du recouvrement. Selon le Management et sous réserve d’une stabilisation du coût du risque et du maintien du niveau des taux d’intérêt, les effets du plan susmentionné devraient apparaître dès 2017.
Le retour à l’équilibre financier, lui, ne pourrait intervenir avant 2018/2019.

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