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BAD : La messe des actionnaires de l’Africa50 à Marrakech

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Cette assemblée générale a réuni plusieurs ministres des finances africains, ainsi que d’autres responsables gouvernementaux représentant les pays actionnaires d’Africa50, outre un parterre de dirigeants d’institutions, de diplomates, et des chefs d’entreprises du Maroc, d’Afrique et d’ailleurs. Au rang des responsables présents aux travaux de cette réunion de travail de haut niveau figurent, entre autres, Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’économie et des finances, et Akinwumi Adesina, président de la Banque Africaine de Développement (BAD) également président du Conseil d’administration d’Africa50.

S’exprimant à la séance d’ouverture de cette AG, Alain Ebobissé, directeur général d’Africa50, a souligné que le recours à l’investissement privé ou au partenariat public-privé « est plus que jamais nécessaire, afin de permettre que les fonds publics soient alloués en priorité, aux investissements qui ne suscitent pas beaucoup d’intérêt du secteur privé ». Le rôle d’Africa50 est donc plus que jamais d’actualité, en tant que catalyseur de l’investissement privé et en PPP dans les infrastructures africaines, a affirmé A. Ebobissé, rappelant que cette plateforme panafricaine d’investissement dans les infrastructures a contribué dans plus de 16 projets de grande envergure et à fort impact en Afrique, et dont la valeur totale s’élève à plus de 5 milliards de dollars.

« Notre objectif est de contribuer à doter les pays africains d’infrastructures modernes, compétitives et durables, pour leur permettre de concrétiser les opportunités de croissance dans divers secteurs clés, tels que l’énergie, les transports et les TIC, mais aussi, les secteurs à vocation sociale comme la santé et l’éducation », a-t-il ajouté, assurant qu’en cette période de reprise économique dans un contexte marqué par de nombreux chocs externes et des répercussions néfastes liées aux changements climatiques, les infrastructures constituent un socle solide pour bâtir une Afrique forte et résiliente. « Aucune nation dans le monde ne peut se développer, créer des emplois, protéger ses ressources naturelles et offrir des opportunités à ses populations, sans être dotée d’infrastructures appropriées », a-t-il estimé, notant que les infrastructures sont la clé pour bâtir toute nation forte. « Aujourd’hui, avec la Zone de libre-échange continentale africaine, les infrastructures deviennent une promesse continentale », a-t-il enchainé.

Pour sa part, Florizelle Liser, présidente du Corporate Council on Africa, a indiqué que l’Afrique est capable, à la faveur de la conjugaison des efforts de toutes les parties prenantes, de « concrétiser dans les faits la promesse d’une zone de libre-échange continentale, à travers des infrastructures solides qui renforcent la concurrence des entreprises africaines et leurs partenaires internationaux ». Elle a, par ailleurs, souligné l’importance de la tenue à Marrakech, du Sommet des affaires USA-Afrique, faisant savoir que le Corporate Council on Africa œuvre à encourager les échanges avec l’Afrique et à sensibiliser le secteur privé américain sur l’évolution du climat des affaires dans le Continent. « Alors que les entreprises américaines et africaines cherchent à se remettre des répercussions sanitaires et économiques de la pandémie de la Covid-19, le Sommet de cette année offre une excellente occasion de tirer parti de l’engagement renouvelé des acteurs économiques africains et américains d’accroître les investissements, et d’intensifier les relations commerciales entre les États-Unis et l’Afrique », a indiqué F. Liser.

Au terme de la cérémonie d’ouverture, les actionnaires d’Africa50 se sont rassemblés pour une session de travail, à huis-clos, occasion de passer en revue les différentes activités d’Africa50 au titre de l’année écoulée, d’approuver les rapports financiers et d’échanger avec la direction sur sa stratégie à long terme. Après six ans de fonctionnement, Africa50 est devenu un acteur déterminant pour attirer des investissements dans le domaine des infrastructures sur une base commerciale en Afrique, en vue de combler le déficit enregistré en la matière et qui se chiffre à quelque 108 milliards USD. Africa50 a effectué des investissements majeurs dans plusieurs pays parmi ses actionnaires, y compris l’Egypte (centrale photovoltaïque de 400 mégawatts à Benban), le Nigéria (centrale photovoltaïque de 100 mégawatts dans l’état de Jigawa), le Sénégal (centrale thermale à cycle combiné de 120 mégawatts à Malicounda), le Cameroun (centrale hydroélectrique de 420 mégawatts à Nachtigal). Elle de même apporté sa contribution à la transaction de titrisation synthétique « Room2Run », en partenariat avec le groupe d’investissement Mariner et la Banque Aricaine de Développement (BAD). Africa50 est une plateforme d’investissement créée par les chefs d’États africains et la BAD, dont le mandat est de développer et d’investir dans des projets d’infrastructures à fort impact en termes de développement, à travers la mobilisation de fonds publics et privés, tout en proposant un rendement attractif aux investisseurs. À ce jour, Africa50 compte 31 actionnaires, dont 28 pays africains, la BAD, Bank Al-Maghrib et la Banque des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

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