BAM et BCEAO s’allient contre le risque Une banque avertie en vaut deux

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La banque centrale du Maroc et la Banque des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ont signé, début novembre, une nouvelle convention relative à la coopération en matière de contrôle bancaire, d’échange d’informations et de coopération générale. L’affaire est loin d’être anodine à l’heure où des institutions bancaires marocaines prennent sur elles de se déployer dans divers marchés africains. Avec les risques qu’un tel investissement induit pour leur équilibre. Le FMI avait déjà tiré la sonnette d’alarme en février 2015 sur l’expansion des banques panafricaines. Le rapport établi par cette institution souligne que les banques marocaines affichent une vulnérabilité au risque de concentration des crédits bancaires. Une alerte qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd puisque le gouverneur de BAM affiche les mêmes craintes. Pour Abdellatif Jouahri, l’expansion effrénée des banques marocaines sur le continent peut conduire à des risques systémiques. C’est d’ailleurs pour les sensibiliser à ce sujet, notamment sur les effets d’annonces d’implantation que le Wali de Bank Al-Maghrib avait tenu, en mai 2015, une réunion avec les patrons de BMCE Bank, Attijariwafa Bank et Banque Populaire. La prudence est bonne conseillère. Pour A Jouahri, mieux vaut renforcer les positions des banques dans les filiales africaines déjà existantes que de s’implanter dans d’autres pays subsahariens.

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