BAM : légère révision de la croissance et du taux de réserves

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Perspectives Med 2015
Au terme de son Conseil trimestriel tenu le 21 juin, A. Jouahri affirme en reprenant les chiffres du HCP que l’économie nationale aurait enregistré une croissance de 4,5% en 2015, portée principalement par l’orientation positive des activités agricoles avec une amélioration de 12,8%, au moment où le PIB non agricole aurait observé une hausse limitée de 3,5%. En 2016 et, tenant compte d’une production agricole hors céréales meilleure que prévue en mars selon la tutelle, la Banque Centrale a décidé de réviser la contraction de la valeur ajoutée agricole à 9%, au moment où l’évolution du PIB non agricole reste à 2,8%, ce qui porterait ainsi la croissance du royaume en 2016 à 1,2% contre une prévision de 1% lors du conseil précédent.
Côté paiements, le déficit du compte courant devrait poursuivre son allègement à 1,2% du PIB en 2016, sous l’hypothèse d’un prix moyen du baril à 40,9 $ et des recettes en dons provenant des pays du CCG revues à la baisse à 10 Mrds Dhs. Dans ces conditions, les réserves de change devraient maintenir leur progression pour assurer la couverture de près de 7 mois et 18 jours d’importations à fin 2016 (vs. 6 mois et 24 jours en 2015), sous l’hypothèse de la poursuite de flux d’IDE à un niveau comparable aux années précédentes. Cette amélioration des réserves a induit logiquement une baisse du besoin de liquidité du système bancaire, revenant de 18,2 Mrds Dhs à fin décembre 2015 à 2,4 Mrds Dhs à fin mai. En parallèle et, sous l’effet de la réduction du taux directeur lors de la réunion du Conseil précédent, la détente des taux s’est poursuivie sur les marchés interbancaire et ceux de la dette, privée et publique.
Sur le plan budgétaire, le déficit s’est alourdi de 2 Mrds Dhs à 21,1 Mrds Dhs couvert en grande partie par des financements intérieurs. En conséquence, le déficit devrait s’établir à 3,8% du PIB en 2016, sous réserve du maintien de l’orientation actuelle de la politique budgétaire et d’entrées en dons du CCG. Concernant le crédit bancaire et, tenant compte des évolutions sectorielles, il devrait se situer autour de 2,7%% en 2016 contre 2,5% lors du Conseil précédent. L’inflation aurait, pour sa part, été revue à la hausse à 1,6% avec une composante sous-jacente maintenue à 0,6% en 2016 impactée par une augmentation importante des prix des produits alimentaires à prix volatils. En conséquence et, tenant compte de l’ensemble de ces évolutions, le Conseil a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25%, et de porter le taux de la réserve monétaire de 2% à 5% avec l’instauration d’une rémunération de cette réserve pour les banques déployant plus d’efforts en matière d’octroi de crédit.
Enfin, le gouverneur de la banque centrale a confirmé les rumeurs d’éligibilité du Maroc à une LPL du FMI, une ligne d’une durée de 2 ans et qui devrait porter sur 3,55 Mrds $.

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