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BAM reporte après coup le chantier du change flexible

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Après la polémique autour de la transition vers un régime de change flexible qui devrait s’opérer courant 2016, Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé de reporter ce chantier au deuxième semestre de 2017. C’est du moins ce qu’a fait savoir le gouverneur de la banque centrale, Abdellatif Jouahri, mardi en marge du Conseil de la Banque centrale. Cherchant a rassurer les opérateurs économiques, il a souligné qu’une campagne d’explication et de communication vis-à-vis des différents intervenants sera menée.
Le Maroc est désormais déterminé à prendre le dangereux virage vers le change flexible. Jugé nécessaire bien que trop complexe d’un côté, ce passage est considéré comme une décision risquée par une partie importante des économistes, mais aussi par les opérateurs économiques, notamment, ceux affiliés à la CGEM. Face à ces méfis, BAM a décidé de reporter le lancement de la mise en œuvre d’un régime de change flexible au deuxième semestre 2017. « Nous avons décidé de reporter au deuxième semestre de 2017 le lancement du début de la mise en œuvre du système de flexibilité des taux de change », a déclaré A.Jouahri, estimant que « le Maroc à de la chance parce qu’il aborde ce changement alors que son économie affiche une bonne santé au moment où d’autres pays ont été contraints de faire cette transition durant des moments de crise ».
En relation avec les doutes et les inquiétudes des opérateurs économiques, le Wali de la Banque centrale a souligné qu’une campagne d’explication et de communication vis-à-vis des différents intervenants sera menée. Celle-ci devrait, selon lui, impliquer le gouvernement, représenté par le ministère de l’Economie et des finances, le secteur bancaire, les opérateurs économiques, la communauté journalistique ainsi que la société civile.
Tout en rassurant que tous les développements relatifs à ce chantier seront communiqués, incessamment, le Gouverneur a soutenu qu’une série de réunions devrait être tenue avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), mais aussi avec le Groupement professionnel des Banques du Maroc (GPBM) et les ministères concernés.
Il est à noter que cette nouvelle orientation, mise en veilleuse depuis des années, a requis l’aval des institutions financières internationales (FMI et la Banque mondiale) qui sont unanimes à dire que les prérequis sont-là. Cependant, rares restent les économistes qui partagent le même avis.
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